10 mai 2008

Choses vues

Conquerantes
Un jour, les plantes reprendront le pouvoir dans la ville, feront exploser les canalisations et le bitume, couvriront les murs, briseront les vitres, dévoreront les trottoirs, envahiront les tunnels, soulèveront les pavés… le mai 68 du lierre, la prise de la Bastille des mauvaises herbes, la Commune des graminées !


Rueduparc
Devinette : de deux villes voisines, l'une est pétée de thunes, laquelle ?
(L'autre n'est pas trop malheureuse non plus, cela dit).
C'est très frappant dans cette rue. Dès qu'on entre à Sceaux, les fils électriques disparaissent, les places de stationnement sont aménagées, il y a des plots partout, des réverbères tous les 10 mètres… Apparemment, la société Decaux a fait de bonnes affaires.


Jalouses
Légèrement négligées, ces chatonnes sont prêtes à tout pour affirmer leur existence.
Si Ozalid reste prudemment à distance du Bonhomme, Iris (sur la poussette) paie de sa personne et se fait tirer la queue et arracher les poils. En guise de compensation, elle estime avoir le droit de dormir dans son lit dès qu'on a le dos tourné.

03 mai 2008

Un air de printemps, non ?

Premiers_pas

Le premier melon de l'année, brebis fermier, saint-nectaire et brie de Meaux de chez monsieur Grémont, le meilleur fromager du monde, et une salade. Pas besoin de se compliquer la vie ! Quant au Bonhomme, il veut goûter à tout et comme on n'est pas contraignants, il a testé le roquefort, la glace Berthillon à la poire, la mozzarella, les fonds d'artichauts à l'huile, les financiers, la salade… tout ça sans dents.

29 avril 2008

Entre deux averses

Jardin_japonais
Dans le parc de Sceaux, il y a un coin un peu à l'écart qui ressemble à l'idée que je me fais d'un parc japonais avec des cerisiers en fleurs et de petits oratoires. Ce week-end, il était plein de gens assoiffés de soleil, de printemps et de vautrage dans l'herbe. Ce matin, j'imagine qu'il est désert et que la pluie fait tomber les fleurs des cerisiers.

Je suis un peu dans l'entre-deux, en ce moment. Le gros boulot qui me plaisait est rendu, j'en suis contente et la chef aussi. Bien.
Il me reste maintenant à terminer le gros boulot qui ne m'intéresse pas (mais qui va me rapporter un peu plus d'argent) et j'ai bien du mal à m'y mettre. Incroyable comme je dois me violenter dans ces cas-là. Et pourtant, je devrais, je devrais vraiment, car Sainte Suzette, notre nounou adorée, fait le pont, et je n'aurai pas beaucoup d'occasions de faire avancer le schmilblick d'ici lundi, à moins de passer mes soirées sur ledit schmilblick, ce qui ne manquera sans doute pas d'arriver.

A 35 ans, avoir encore le sentiment de mes 12 ans : "on est dimanche soir et j'ai pas fait mes devoirs"… 

21 avril 2008

Chacun fait comme il veut

Titanic
Personnellement, je n'aurais pas choisi ce nom-là pour mon entreprise, mais bon…

PS confiture 1 : Mariaba, ta confiture expérimentale abricots secs-vanille m'intéresse !

PS confiture 2 : j'ai testé une nouvelle recette de Christine Ferber : rhubarbe-pomme à la bière. C'est… bizarre. Ce que j'aime dans la confection de confiture, c'est l'odeur du fruit qui cuit et qui confit dans le sucre. Là, forcément, ça sentait la bière. Ou plutôt la levure. Rien qui me donne envie de me faire une tartine ! Je m'apprêtais à tout jeter sans même goûter. Mister G a courageusement testé… et c'est très bon. N'empêche, j'ai pas tellement envie de manger de la confiture qui ne sent pas super bon.

10 avril 2008

La recette et le jeu

Thaddy
Alors, la recette de la confiture bananes-jus d'orange-vanille vient du livre de Christine Ferber, "Mes confitures", que je ne saurais trop vous recommander. En plus, il est publié en poche (chez J'ai Lu), donc on a plein d'idées pour 5 ou 6 euros. (Fin de la réclame.)

Evidemment, j'adapte la recette. C'est-à-dire que je dose les ingrédients un peu au pif et que je fais la confiture en une fois et pas en deux jours. Donc ça donne :

-6 bananes (pelées, environ 600 grammes)
-2 bonnes oranges à jus pressées (plus ou moins 20 cl)
-1 gousse de vanille (personnellement, je l'achète au marché, elles sont énormes, presque grasses, et elles embaument, même enfermées dans une boîte)
-du sucre cristallisé, environ 700-750 grammes.
-un demi-citron pressé

On pèle les bananes et on les coupe en rondelles, on les met dans une bassine à confiture, une grande casserole, une marmite à pâtes, un couscoussier, ce que vous voulez, avec le jus d'orange, le sucre, le citron et la gousse de vanille fendue dans la longueur, on porte à ébullition en remuant, on écume, on laisse cuire à feu vif 10 minutes- un quart d'heure (en remuant), on écume encore s'il le faut, on retire la gousse de vanille, on mixe bien la confiture (ou pas trop si on aime les morceaux), on vérifie la nappe (c'est-à-dire qu'on laisse tomber une goutte sur une assiette préalablement refroidie au congélo, si la goutte se fige, c'est bon, la confiture est cuite) et on met en pots tant que c'est chaud. Et on n'oublie pas de retourner les pots jusqu'à ce que le contenu ait refroidi.

Au total, une demi-heure de boulot et du bonheur à la petite cuillère !
Prochains essais : rhubarbe et fraises confites, rhubarbe et pommes à la bière et abricots et dés de mangue.

Et puis si vous avez envie de jouer au grand jeu de "je t'envoie un pot de ma confiture, tu m'envoies un pot de ta confiture, on s'envoie des pots de nos confitures, etc., je vous propose de me mailer votre adresse (postale) à satsukiduchatbus (placez ici l'arobase) yahoo.fr et j'essaie d'organiser ça. Allez, c'est le printemps !

PS : ah oui, la photo a été prise tout près de chez moi, c'est une délicieuse petite allée bordée de délicieuses petites maisons dotées, évidemment, de charmants petits jardins… J'adore cette plaque.

03 avril 2008

Le pouvoir de la confiote

Bananorange
En ce moment, j'ai deux "travails" à la maison (en plus de la Chaîne de télé) : l'un m'intéresse beaucoup et je le fais avec plaisir et j'y consacre beaucoup de temps ; l'autre me casse les pieds parce qu'il est parasité par des contingences informatiques et techniques qui me bouffent du temps et de l'énergie. Et puis je prends la relève de quelqu'un qui ne s'est pas montré coopératif dans le passage de relais, et c'est un doux euphémisme. Résultat : je navigue à vue, ça m'énerve et j'ai encore moins envie de travailler.

Du coup, pour décompresser, je fais de la confiture. Ici, banane, jus d'orange et vanille. C'est facile, ça sent bon, ça goûte bon, c'est super gratifiant et tiens, la semaine prochaine, j'en fais une autre !

PS : miss Couac, toujours d'accord pour un échange de confitures ? D'autres intéressés ?

30 mars 2008

Dimanche de pluie à Paris

Hcb_2
Vu depuis le premier étage de la très jolie Fondation Henri Cartier-Bresson. Le bâtiment est magnifique, bien que sans doute un peu sous-exploité (et pas du tout poussette-friendly), dans une toute petite impasse du XIVe arrondissement. Belle exposition de Saul Leiter pendant encore 15 jours, mais évitez les week-ends si vous voulez être un peu tranquille…

Francfort ? Ça s'est super bien passé, merci, mais ça paraît déjà bien loin. Demain, retour du rythme infernal, mais en attendant, je vais m'enterrer sous la couette. Bonuit, bonuit, p'tite Sally, Sally doux cœur chéri (Holden Caulfield, dans "L'Attrape-cœurs" - dans la traduction de Sébastien Japrisot ; ça m'est toujours resté)…

21 mars 2008

Wir fahren nach Frankfurt morgen

Nous partons pour Francfort demain, comme vous l'avez déjà compris si vous sprechez le deutsch. Nous allons rendre visite aux parents de Mister G, qui n'ont pas vu leur petit-fils depuis le mois d'août. Je ne pense pas m'avancer beaucoup en affirmant qu'ils vont le trouver changé. De retour mercredi prochain, en espérant que d'ici là, je serai miraculeusement devenue complètement bilingue. D'ici là, soyez bien sages et ne mangez pas trop de chocolat.

20 mars 2008

Je suis un marchepied

Marchepied
Le regard fier, la patte conquérante, la truffe pointée vers les cimes…

De toute évidence, ce chat s'apprête à faire une connerie s'élancer vers les cieux.
En effet, mais les cieux, en l'occurrence le dernier étage du placard, sont un peu loin. Il va lui falloir un petit marchepied. Et qui fait le marchepied ? Ben nous, bien sûr, les humains de compagnie de cette pauvre bête.

Donc, elle se met en position, miaule un coup, plus si on met du temps à venir se mettre en position (quand par exemple on est couchés, bordés, emballés dans la couette et en train de piquer du nez), et l'un de nous vient se poster entre le lit et le placard. Hop, le chat saute sur les épaules, une seconde de pause pour reprendre son élan et re-hop ! dans les draps.

Surtout, bien détendre les épaules pour amortir le choc et pratiquer une pattucure régulière sous peine de griffures sauvages ("ouais, j'me suis battue avec un requin ce week-end à la piscine…").

15 mars 2008

Samedi soir

Grâce au professeur de piano de Mister G (et à mes parents, qui ont joué les baby-sitters), nous sommes allés cet après-midi à la salle Pleyel pour un concert de l'orchestre Pasdeloup. Tout cela s'est organisé si vite que, quand nous sommes entrés dans la salle, 45 secondes avant le début, nous ne savions même pas ce que nous allions voir. Et finalement, c'était pas plus mal comme ça. (Si on avait su avant le concert que le violoniste soliste avait 23 ans, on se serait sentis vieux, nuls et finis, et on serait partis se bourrer la gueule au bistrot du coin – en plus il a un look plutôt rock pour un musicien classique, et on se serait sentis encore plus vieux, nuls et finis…)

Derrière nous, papy Mougeot, le bon sens près de chez vous incarné. L'orchestre entre, les musiciens s'installent sur scène et il commente "ah ben c'est comme au cirque, les animaux, ils connaissent bien leur place !" Et à chaque passage un peu connu, il fredonne tandis que Mamie Mougeot, un peu gênée, lui fait "chut !" Je le trouve horripilant et attendrissant.

Ce soir, je feuillette mollement mes livres en cours. Celui-ci… bof, m'intéresse pas. Celui-là ? Encore un bouquin de journalistes qui se lamentent : "ah, la presse, c'est plus ce que c'était, ma bonne dame !" Rasoir. Le journal d'Hélène Berr… vraiment, il faudrait que je le reprenne mais rien à faire, il me met à cran. Une enquête sur Alain Minc, entamée, abandonnée. Un autre jour.

Finalement, alors que je m'étais promis d'attendre lundi (pourquoi lundi ? comme ça, juste pour ne pas le commencer trop vite), j'attaque le nouveau Gavalda. Et à la page 24, je suis déjà accrochée. Pourquoi toujours se contraindre ?

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.