Ces temps-ci, le Bonhomme est d'humeur cuisinière. Carottes râpées, soupes, meringues, gâteaux, tout lui convient du moment qu'un mixeur entre en jeu et qu'il peut appuyer sur le bouton.
Ces temps-ci, son papa et moi sommes d'humeur cinématographique : après pas loin de trois années de réflexion, nous nous sommes enfin inscrits au vidéo-club du coin qui, malgré son enseigne un peu boum-boum-pan-pan, a une offre intéressante. Du coup, on enchaîne tout ce qu'on a raté au cinéma : Milk, LOL, The Visitor et Good Morning England hier soir… que des bonnes surprises, plus ou moins mémorables. Quel dommage d'avoir si longtemps oublié ce plaisir-là…
Ces temps-ci, je suis d'humeur rêveuse. Vendredi, je suis allée travailler dans un café un peu chic pour cause de rendez-vous sur Paris. En fait de travail, j'ai surtout observé des femmes d'une vingtaine d'années vêtues de milliers d'euros de vêtements et d'autres, plus âgées, au front plus que lisse et aux lèvres un peu trop gonflées, des femmes aux airs hautains qui se dérident, c'est le cas de le dire, dès qu'on leur sourit gentiment.
Ces temps-ci, j'essaie d'être moins impitoyable avec tout le monde, à commencer par moi-même, et de mettre un peu de bienveillance dans mon quotidien.
(Photos : il y a douze ou quinze ans, j'avais vidé mon compte en banque pour acheter un 6x6 Rolleiflex. Son maniement étant assez particulier, j'étais allée me faire la main gare de Lyon en demandant à des inconnus de poser pour moi. C'était une démarche extrêmement difficile de demander à ces gens de se prêter au jeu. C'est sans doute la raison pour laquelle j'ai renoncé à ce type de photos, même si le 6x6, que l'on porte sur le ventre et non au visage, est moins agressif que l'appareil classique. Et la curiosité qu'il suscite facilitait beaucoup les choses. Mais pas encore assez. J'espère que ces gens ne m'en voudront pas de les exposer ainsi ici.)