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29 novembre 2005

La femme du XXIe siècle…

… c'est moi.
Car j'ai ENFIN l'ADSL !

Et croyez-moi, ça n'a pas été un grand bol de fraises à installer, d'autant que jusqu'à y a une heure ou deux, le disque dur de mon ordinateur s'était mis aux abonnés absents.
J'ai donc fait comme ils disent sur le site d'Apple : démarrer avec le CD d'installation, réinitialiser la PRAM (parfaitement) et, top du top, re-bénir le dossier système (on croit rêver, là). Notez que l'opération était compliquée par le fait que les instructions demandaient d'appuyer simultanément sur les touches "commande" et "option", et que chez moi, y a pas de touches "commande" et "option". J'ai du "alt", du "pomme", du "ctrl", du "maj", mais de "commande" et d'"option", point.
Enfin, quelque chose a fini par marcher et l'ordi est renaqui.

Yavépuka installer la Livebox. Sauf que les gars qui rédigent les manuels d'installation de ces trucs-là, ils croient qu'on a tous le dernier modèle. Jamais ça leur viendrait à l'idée qu'une vieille rétrograde comme moi puisse se traîner un système 8.6 depuis, depuis… attendez, 6 ou 7 ans, maintenant ! Nouvelle improvisation, puis j'essaie d'appeler l'assistance technique, vous savez, le numéro disponible 7j/7, 24h/24 ? Sauf quand il ne répond pas, c'est-à-dire le samedi, le dimanche, le matin, le soir et entre midi et deux. J'engueule le téléphone, la Livebox, l'ordinateur et puis tant qu'à faire, le frigo vide, et, quelques "nom de dieu" plus tard, ça marche.

Et c'est comme ça que je vous écris. Dingue, non ?

24 novembre 2005

Hibernatus

Je sortirais bien, là, mais je peux pas, Ozalid est couchée sur mon pull et je vais pas sortir sans pull par ce froid, avouez, ce serait suicidaire.

Oui, j'ai d'autres pulls sur lesquels aucun chat n'est couché (encore que, faudrait vérifier) mais c'est celui-là que je veux.

Donc je vais rester au chaud chez Mister G. D'autant que j'ai un papier à écrire sur nos exploits dans le désert avec Valouchka et que j'y arrive pas, et aussi trois compte-rendus de lecture pour le prix des lectrices de "Elle", et ça, c'est toujours un vrai calvaire. Je veux bien les lire, les livres, y compris ceux qui me font pas du tout envie et que jamais j'aurais eu l'idée d'acheter si on me les avait pas envoyés. Mais leur donner une note et expliquer pourquoi, j'ai du mal. Quand j'ai aimé, j'ai pas envie de l'expliquer et quand j'ai pas aimé, j'ai de la peine pour l'auteur. Finalement, je ne suis pas faite pour être jury.

10 novembre 2005

Sarlat, nous voilà (oui, je sais, je me suis pas foulée)

Bon ben les zamis, nous on s'en va dans le Périgord demain. Alors soit je trouve un cybercafé et je vous envoie un petit mot, soit je trouve rien du tout et c'est le silence radio pendant une semaine. On emmène les minettes, on veut voir si ce sont des chats truffiers (on sait jamais, après tout).

08 novembre 2005

Virginia veut…

"Virginia veut, comme elle le confesse, "donner l'illusion de la réussite" aux autres, bien sûr, mais surtout à elle-même. C'est sa manière à elle de tenir la dépression en échec. Comme une enfant perpétuellement inquiète, Virginia veut toujours être la première. Elle veut que son couple soit "le plus heureux d'Angleterre". Elle veut être la romancière la plus célèbre de son temps. Elle veut tout lire. Elle veut tout écrire. Elle veut toujours progresser. Aller de l'avant. Et elle note consciencieusement chacune de ses avancées pour mieux se persuader de sa réussite. Même le bonheur devient chez elle affaire de volonté."
Virginia Woolf par Alexandra Lemasson, éditions Folio, page 242.

07 novembre 2005

Deux angoisses

Angoisse n° 1 : le chaos. J'aime beaucoup l'idée d'avoir une vie très très organisée, avec plein de petits rituels, d'habitudes, de passages obligés ; ça me rassure. Du coup, quand je ne peux pas organiser moi-même mon quotidien, quand il se trouve régenté par autrui, le travail, les obligations ou même les sorties... je trouve ça angoissant, très angoissant. Je me sens dépossédée. Pourtant, c'est si reposant de se laisser porter, ne serait-ce que quelques jours. J'aimerais bien savoir lâcher prise de temps en temps et admettre que si les choses ne se passent pas comme je pense qu'elles doivent se passer, ce n'est PAS grave. Et ça pourrait même laisser la place à de bonnes surprises, dis donc !

Angoisse n° 2 : le vide. Quand je n'ai rien de précis à faire, je m'emploie à me donner des tâches précises à accomplir, n'importe lesquelles, pourvu qu'elles me permettent de remplir ma journée. Comme si j'avais à justifier de mon utilité sociale en présentant un agenda débordant : "vous voyez, j'ai fait plein de choses aujourd'hui, j'ai déjeuné avec une amie, je suis allée à la poste, à la laverie, j'ai appelé les impôts, rempli des paperasses, nettoyé mon appartement... Signez mon agenda, monsieur l'inspecteur, et dites-moi que je ne suis pas complètement hors du monde !"

Si l'un d'entre vous a une idée pour me libérer de ces angoisses un peu envahissantes, je suis preneuse. Certes, ma psy ne vous remerciera pas, mais c'est pas grave, elle a plein d'autres patients.

06 novembre 2005

Rose rose rose !

Nat
Et hop ! En quelques heures, un nouveau pull ! La laine est très très douce, les couleurs magnifiques, le modèle tout simple... bref, un petit cadeau ultra gratifiant à se faire pour l'automne. Evidemment, j'exagère un peu quand je parle de "quelques heures", parce que ce pull, je l'ai tricoté, détricoté, retricoté, cousu, décousu... au bout du compte, il m'a pris une petite semaine et y a quand même un trou bizarre près de l'emmanchure droite. M'en fous, j'l'adore.

(Pour ceux-z-et-celles que ça pourrait intéresser, c'est le modèle Nat, tiré du livre "Bigger Picture" de Rowan, tricoté avec de la Big Wool – oui, very big – et de la Biggy Print – le col, encore plus big.)

Un léger décalage

En rentrant du Maroc, j'étais dans un état, disons, proche de l'Ohio. J'avais fait une liste de tous ces petits décalages et ça donnait ça :
- J'ai oublié le plan du métro parisien.
- J'ai eu du mal à retrouver le code de mon immeuble (en revanche, celui de ma Carte Bleue est revenu tout seul).
- J'ai envie d'une côte à l'os avec de la moelle, d'un bo bun, de sushis, d'un vrai bon croque-monsieur, d'un expresso au bar d'un bistrot.
- Je ferais bien du ski, tiens.
- Je ne sais pas quel jour on est.
- Je ne sais pas quand je travaille. D'ailleurs, je m'en fous un peu.
- La nuit, je rêve de pistes et de voitures. J'ai l'impression que ça va durer un moment.
- J'ai du mal à lire.
- Je me réveille tôt. Très très tôt par rapport à mes habitudes de marmotte !
- J'ai envie de faire plein de choses et je ne sais pas par quoi commencer. Je suis un peu hébétée, un peu désemparée.
- Je me rends compte qu'il y a plein de choses dont je peux me passer.
- Je me rends compte qu'il y a des gens dont je ne veux pas me passer.
- J'ai envie de m'acheter une mobylette (rassurez-vous, ça va passer).

Quelques jours après le retour, tout ça s'est estompé. Je connais de nouveau le plan du métro par coeur, je rêve moins de voitures (encore que...), j'ai mangé plein de sushis et retrouvé le goût de lire. Ouf !

04 novembre 2005

Retour

Et voilà, nous sommes rentrées, reposées, la vie quotidienne reprend ses droits et j'ai plein de choses à vous raconter. Mais un peu de patience, avec des photos, ce sera BEAUCOUP mieux ! Sur ce, je vous laisse passqu'aujourd'hui, j'ai Ikea.

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.