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25 août 2007

Saturation

Encorelui
Quand c'est pas lui, c'est sa femme, son couple, sa famille recomposée, ses enfants… et ça fait, quoi ? Un an que ça dure ? Ça a commencé bien avant la présidentielle, en tout cas. C'est bon, là, les gars, on a compris !

J'ai pris la photo hier matin en allant acheter Libé et 10 minutes plus tard, je lis la chronique de Daniel Schneidermann :
"Ce pourrait être un acte d'héroïsme minuscule, invisible, inutile sans doute. Passer devant un kiosque à journaux empli, débordant de lui. Sa photo souriante ou songeuse, son système, ses amis, ses enfants, l'insodable mystère de son épouse, ses secrets, ses bassesses, sa vulgarité, ses élans, ses bonbons, ses bourrelets retouchés au Photoshop, ses états d'âme, sa recueilleuse d'états d'âme, les états d'âme de sa recueilleuse d'états d'âme. Se planter là, devant le kiosque à journaux. Tendre la main. Et décider, simplement, pour soi tout seul, au nom du peuple souverain dont on est une parcelle indivisible, d'exercer son droit de rétractation. Pouce ! Chercher dans l'océan de la tentation unique, le seul journal, le seul hebdo, la seule feuille garantis sans Sarkozy."

C'est toujours agréable quand quelqu'un formule à peu près ce que vous ressentez, même si ça ne change rien au problème.

Mister G est abonné à un grand hebdo allemand, Der Spiegel. Et à chaque fois qu'il le reçoit, je suis épatée par la diversité, l'originalité, des sujets de couverture. Jamais je n'y ai vu un "marronier" du style "Le salaire des cadres", "Le palmarès des hôpitaux/lycées/classes prépa/universités" ou "Le vrai pouvoir des francs-maçons", à tout hasard, qui reviennent si souvent dans nos hebdos français. Les journalistes français sont-ils à ce point fascinés par le pouvoir ? Manquent-ils totalement, lamentablement, d'imagination ? N'y a-t-il donc aucun autre sujet possible que Nicolas S. ? Décidément, je désespère de mon métier.

Commentaires

C'est marrant, j'ai dû écrire mi-août dans un message à l'une de mes mauvaises fréquentation qui bosse à l'obs. quelque chose Tiens aujourd'hui j'ai acheté ton journal parce que la couv. pour une fois ne parlait d'aucun du clan S., même que c'était Gandhi. Et je lui expliquais que depuis le début de l'été, sauf article vraiment indispensable dont j'aurais eu vent, je boycottais systématiquement tout magazine qui faisait sa couv sur eux.
Dieu ou son absence merci, les magazines de livres étaient pour l'instant préservés. Mais la livraison de septembre ne saurait éviter le Reza et donc ...

Je crois qu'il se passe en France avec la presse le même phénomène qu'avec les séries télé une forme chappe de plomb d'autocensure au nom de la médiocrité qui plaît tant aux cerveaux disponibles pour le coca de Le Lay (ou était-ce Mougeotte ?), trop grande concentration des finances, et phénomène de consanguinité et d'étroitesse de ces milieux professionnels.

J'avais l'intention d'acheter l'Obs cette semaine ou la précédente et c'était encore Cécilia Truc dessus. Du coup, je n'ai rien pris. Et tant pis si dedans figurait un article de Florence Aubenas.
Honte et saturation.

Pas mieux : marre marre marre ! écoeurée...
(les jours où j'ai envie d'un magazine-pas-de-gonzesse-ni-de-cinoche, je prends Courrier international, ça fait du bien de lire que dans le reste du monde tout ne tourne pas autour d'Iznogoud...)

Pareil-eil-eil-eil... Je peux pas me référer sur le long terme à la presse étrangère (je l'ai fréquentée que 4 mois, uniquement l'anglosaxonne - je pige ni l'indo ni l'hindi -) et pour être franche, je dépouillais pas toutes les infos de société pour voir la diversité ou non.
Mais là, la presse française atteint vraiment mais vraiment un pic de monomanie...
Enfin courage... dans quelques mois y en aura que pour les JO... Et son dommage collatéral genre... Sarko aux JO.

En ce qui concerne le Spiegel, je crains que ce soit plutôt l'effet de la nouveauté. Je préfère de loin le Zeit - à essayer !

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Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.