Sur ma lancée
Bon, et maintenant, je vais me concentrer sur le Milky-Branlou-Questionnaire de l'Avent. Réponses vers le mois d'avril !

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Bon, et maintenant, je vais me concentrer sur le Milky-Branlou-Questionnaire de l'Avent. Réponses vers le mois d'avril !
Parfaitement, je réponds au Milky-Branlou-Questionnaire n°7 avec six mois de retard si je veux.
1/ Que savez-vous, de par votre métier, qu'en général les gens ignorent ?
Les crédits maquillage dans les pages mode des magazines féminins sont bidons : ils sont vendus à la marque la plus offrante, ça permet de payer la maquilleuse, justement. Ainsi, si vous avez beaucoup aimé le rouge à lèvres "Folle passion" de Lanc*me porté par la jeune fille de la page 128, inutile d'aller vous l'acheter : elle porte en réalité "Furie amoureuse" de chez Di*r ! (Mais y a-t-il vraiment une différence entre "Folle passion" et "Furie amoureuse ? Hein ?)
2/ Si on vous donnait l'occasion de faire un petit voyage dans le temps, quelle époque choisiriez-vous, et pourquoi ?
Je me demande si je ne refuserais pas l'occasion… S'il y a bien quelque chose qui ne me fait pas rêver, c'est le voyage dans le temps. Voyons, en cherchant bien, je crois que ce qui m'intéresserait le plus, ce serait de vivre les années 77-84 en France. Pourquoi ça ? Parce qu'entre 77 et 84, j'habitais avec mes parents en Afrique et la vie en France était une sorte de fantasme merveilleux reposant essentiellement sur les étés passés chez ma grand-mère en Bretagne. Je rêvais de faire des trucs dingues, comme manger à la cantine (oui, je sais, je suis folle), porter des vêtements d'hiver, aller à l'école à pied, aller au cinéma, acheter des fraises Tagada à la boulangerie, toutes choses de rien du tout qui ne faisaient pas partie de la vie là-bas. (A la place, j'en ai eu d'autres, bien sûr : boire du Judor à la récréation, manger des épis de maïs grillés et des rondelles de bananes frites à la sortie de l'école, aller à la plage tous les dimanches, être véhiculée par un chauffeur, apprendre l'anglais en CE2… et puis d'autres moins drôles, comme la grille de séparation entre les chambres et le reste de la maison qu'il fallait verrouiller tous les soirs au cas où… au cas où quoi ? au cas où on nous attaquerait dans la maison… folle ambiance…)
3/ Un mot ou une expression dont vous avez longtemps cru qu'il ou elle signifiait son contraire ?
Faire long feu. J'ai mis très longtemps à comprendre l'ironie de cette expression. Pour moi, quelque chose qui fait long feu dure, or c'est précisément l'inverse.
4/ La dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois, c'était quoi, c'était quand ?
Au début du mois, j'ai embauché une assistante maternelle. J'ai fait un CDI à quelqu'un. Moi. Dingue. (Bon, techniquement, c'est Mister G l'employeur, mais ça me fait quand même tout drôle.)
5/ Un classique de la vie que vous n'avez pas fait ou pas vécu ?
Euh… le mariage ?
6/ Votre cause perdue favorite ?
Faire en sorte que mon nom de famille soit bien orthographié. Il n'est ni long ni compliqué, mais tout le monde lui adjoint systématiquement une lettre qui n'y figure pas. Même quand il n'y a qu'à recopier. Même quand je l'épelle. Ça me rend dingue.
7/ Combien de rouquins et de rouquines connaissez-vous personnellement ?
Mon fils, roux foncé jusqu'à récemment, mais depuis, il est devenu blond. Et donc… aucun !
8/ Repêchez le dernier navet que vous avez vu au cinoche et trouvez-lui un détail réussi ou intéressant.
Ocean's 13, dont le seul intérêt est la présence de George C.
9/ A qui était destiné le dernier courrier (le vrai courrier, en papier avec un timbre) que vous avez posté ?
A ma grand tante Gabrielle, ma troisième grand-mère en quelque sorte. Il contenait des photos du Bonhomme. Recevoir beaucoup de cartes pour sa naissance et y répondre m'a un peu redonné le goût du courrier postal qui sert juste à donner des nouvelles.
La preuve :
Sur une boutique, je repère un sac de laine qui me plaît.
Le prix est dérisoire, les enchères s'arrêtent dans 20 minutes.
Je vais donc renchérir de, quoi, 10 centimes, un euro et hop, à moi toutes les belles pelotes !
Avant ça, je consulte l'historique des enchères, comme ça, par curiosité.
Je constate qu'une certaine Elena51 est, elle aussi, très intéressée par ce lot, qu'elle a systématiquement renchéri et que, normalement, dans 20 minutes, c'est elle qui remporte le cocotier.
…
Bon, mais si c'est moi qui l'emporte, elle va être déçue, Elena51.
…
La pauvre.
…
Si c'était moi, en tout cas, je serais déçue.
…
Finalement, j'achète la laine ailleurs, au détail, beaucoup plus cher et sans passer par un système d'enchères. Je me sens mieux, mais tout bien réfléchi, la couleur ne me plaît pas tant que ça.
Je ne suis pas une femme d'affaires.
C'est curieux, un salon du livre jeunesse sans enfants… C'était la journée professionnelle et le salon, bondé, était plein de libraires/bibliothécaires/documentalistes/instits/profs… et aussi un peu de gens comme moi et Gilda qui ne sont rien de tout ça.
C'était aussi ma première journée sans le Bonhomme, qui passe désormais 4 jours par semaine chez Suzette, son assistante maternelle bien-aimée à qui il adresse de grands sourires ravis dès qu'on arrive chez elle.
Bonheur de le savoir entre de bonnes mains.
Soulagement d'avoir enfin du temps à moi.
Et bien sûr, vague culpabilité d'éprouver ce soulagement…
Vous voulez savoir ce que j'ai rapporté de Montreuil ?

Le délicieux Champignon Bonaparte, de Gilles Bachelet, l'homme qui a écrit et dessiné Mon chat le plus bête du monde (vous ne connaissez pas Mon chat le plus bête du monde ? Vite, dans la première librairie venue, malheureux !). Au Seuil Jeunesse.

Le dîner des fantômes, de Jacques Duquennoy, chez Albin Michel Jeunesse, dans la collection Zéphyr, charmant et poilant. Il y en a toute une série mais je me suis retenue…

Papa houêtu ? de Vincent Malone et Soledad Bravi, toujours au Seuil Jeunesse.

Chaussettes de Lynda Corazza, aux merveilleuses Editions du Rouergue.

Toujours au Rouergue, Le nid, de Zidrou et David Merveille, très tendre et poétique.

Enfin, Un beau jour, d'Alison McGhee et Peter H. Reynolds, chez Albin Michel, une vraie merveille.
Des livres autant pour moi que pour le Bonhomme, qui regarde tout ça avec intérêt. On s'allonge côte à côte, je sors un livre, je lui montre, lis, commente et il finit par s'en emparer. (Pour se le fourrer dans la bouche avec délices, hein, n'allez pas vous imaginer autre chose.) J'adore.