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30 janvier 2008

Il y a de la friture (encore ? eh oui !)

Radio
Il y a quelques années (enfin, une bonne douzaine, maintenant que j'y repense), j'ai été écouteuse de radio.

Mon boulot consistait à écouter plusieurs émissions sur plusieurs stations et à noter tout ce qui s'y disait. Le but était d'envoyer aux clients, grandes entreprises ou partis politiques, par exemple, tout ce qui pouvait les concerner, eux, leurs rivaux et leur domaine de prédilection. Chaque écouteur avait son programme, le mien comprenait France Info, BFM, Europe 1 et France Culture.

J'ai fait ça quatre heures par jour six jours par semaine pendant six mois et je n'ai plus jamais réécouté la radio depuis.

Mais là, je me dis qu'il y a peut-être prescription.
Vous avez des émissions à me recommander pour une reprise en douceur ?

28 janvier 2008

Inflation

Frites
Donc, finalement, pas de frites.

23 janvier 2008

Mercredi aussi, c'est jour de marché

Petit rôti de veau à la cocotte, deux carottes coupées en rondelles et de toutes petites pâtes cuites dans la sauce. Tomme de montagne et brie de Meaux. Il manquait juste un petit verre de vin…

21 janvier 2008

Revenir

Ag
A chaque fois, je me rappelle pourquoi je fais ce métier.
A chaque fois, je suis épatée par les étudiants, la vitesse à laquelle ils apprennent, leur exigence, leur désir de bien faire. Pas tous, bien sûr, mais ceux qui dépassent le font de la tête et des épaules.
A chaque fois, je mûris toutes sortes de projets pendant ces trois jours.
A chaque fois, je souhaite m'investir un peu plus dans la formation.
Ça fait du bien, vous ne pouvez pas savoir.

(Ce midi, assemblée générale dans le hall de la Chaîne de télé. Depuis les déclarations du mari de Carla Bruni il y a 15 jours, c'est la panique, tout le monde tend le dos. Dans le service pour lequel je travaille, personne ne se fait d'illusions : dès qu'il faudra faire des économies (donc ça va venir très vite), on sera parmi les premiers à sauter. Il est temps de se bouger.)

14 janvier 2008

Le réveil sonne à 6 heures

Valise
Demain, dès l'aube, à l'heure où la campagne n'a même pas encore commencé à blanchir, c'est vous dire si c'est tôt, je partirai pour quatre jours à Lille.

Bien entendu et comme à chaque fois, ça tombe à un moment où je n'ai aucune envie de quitter ma maison, mon homme et mon petit bonhomme, qui, pas de bol, est un peu patraque ces temps-ci (on l'appelle Constipus). Ce sera la première fois que je dormirai sous un autre toit que lui. Et non seulement je partirai trop tôt demain pour le voir mais en plus, je reviendrai trop tard vendredi soir… Bref, le blues.

Du coup, pour me sentir quand même un peu chez moi dans ma chambre d'hôtel, je remplis ma valise de tout un petit barda :
-bouilloire.
-bouilloire donc thé, parce qu'à l'hôtel, y a que du Lipton Yellow et c'est dégueu.
-tisanes : rien de tel qu'un petit pisse-mémé le soir !
-quelques paquets de biscuits pour grignoter avec ledit pisse-mémé.
-tous les échantillons de produits de beauté récupérés dans l'année. Vu la quantité, je devrais revenir transfigurée.
-tricot, histoire de finir enfin ce pull à torsades pour le Bonhomme.
-carnets divers et variés des fois que j'aie des idées à ne pas oublier.
-livres (j'en prends deux pour être sûre, on ne sait jamais).
Ne pas oublier de glisser quelques vêtements entre deux paquets de thé, ça peut servir…

Evidemment, tout ça risque de ne même pas sortir de la valise vu que, si j'en crois ma dernière expérience, je vais sortir de ma chambre à 7 heures pour entamer un marathon 8h-20h suivi d'un petit debriefing professoral (au resto, par exemple) et de maintes considérations sur l'état de la presse en France. Dans la foulée, on s'explique les uns les autres comment on ferait si c'était nous qu'on était les chefs et on va se coucher sur ces bonnes paroles. En gros, il est minuit-une heure et, si j'arrive à prendre une douche, c'est déjà bien, alors tricoter des torsades, hein… 

Pas sûr que je trouve le temps de bloguer, mais on ne sait jamais. Sinon, je vous retrouve le week-end prochain. Ne mangez pas trop de galette (comment ça, c'est déjà fini, les galettes ?) et portez-vous bien.

13 janvier 2008

Naissance des livres

Ecoledesloisirs

Je me souviens d'une rencontre publique avec Dominique Sylvain, l'auteur de "Baka !", "La Fille du samouraï", "Passage du désir", entre autres, tout ça chez Viviane Hamy, qui expliquait à propos de l'un de ses personnages : "en ce moment, tout va bien pour elle, son histoire avec son commissaire se passe bien, donc je la laisse un peu tranquille". J'avais été très frappée par sa façon de parler de ce personnage, comme une vieille amie avec qui elle aurait pris un café quelques jours auparavant.
Et puis dix minutes plus tard, elle expliquait la création d'une nouvelle héroïne de manière très technique, très pragmatique : "je voulais qu'elle soit plus toute jeune, pas très jolie, pas commode et, pour contrebalancer, je lui ai adjoint une comparse qui est tout son contraire." Ainsi, ses personnages semblaient à la fois ses "choses" soumises à son bon vouloir, tout en menant une vie propre, indépendante, imperméable aux souhaits de leur créatrice.

L'écriture a toujours été pour moi un processus extrêmement mystérieux. Comment l'histoire vient à l'auteur, comment elle se construit, comment il l'apprivoise, quels rapports il entretient avec ses personnages… tout cela me paraît relever au minimum de l'ésotérisme. Du coup, je n'aime rien tant que le récit de la naissance d'un livre par un écrivain. Et quand ledit écrivain est aussi illustrateur, je suis aux anges, car écriture + dessin, pour moi, ce n'est plus de l'ordre de l'ésotérisme mais carrément du miracle !

Imaginez donc ma joie lorsque j'ai découvert, sur le site de L'Ecole des loisirs, (cliquer sur l'une des catégories, puis "découvrir les auteurs") une série de petites vidéos dans lesquelles des auteurs racontent, expliquent, montrent comment un livre est né, qu'il soit album pour les tout-petits ou roman destiné aux ados. Mes préférés : Stephanie Blake, auteur du célèbre "Caca boudin", Geneviève Brisac, qui pense que ses histoires à elle sont réunies en un lieu où elles l'attendent, Agnès Desarthe, très volubile, Marie Desplechin, qui m'a bien fait rire, Emile Jadoul, Dorothée de Monfreid, Geoffroy de Pennart, Mario Ramos, Jean-Charles Sarrazin… bref, si vous avez envie d'éclaircir (un peu) le mystère de la naissance d'un livre, je vous recommande ce site, c'est un plaisir !

PS : de nombreux auteurs commencent par "Oh, moi, je suis très paresseux…" ou expliquent qu'ils ont horreur de se mettre au travail (mais qu'une fois qu'ils ont commencé, ça va). Mouaif…

11 janvier 2008

Wozu ist ein Papa da ?

Récemment, j'ai emprunté à la bibliothèque un album pour enfant intitulé "Wozu ist ein Papa da ?" Autrement dit, "Un papa, pour quoi faire ?" (oui, il y a quelques livres en allemand à la bibli de ma banlieue)

A 35 ans, mon père m'apparaît toujours comme un héros presque sans faille (et c'est au "presque" que je vois que j'ai quand même un peu mûri) et Mister G prend la même voie.
Wozu2

Alors si je devais répondre d'après mon expérience, je dirais qu'un papa, ça sert à…
porter son enfant sur ses épaules ; donner le bain du soir ; faire semblant de croquer les petits mollets ; faire l'avion ; tout expliquer ("pourquoi il y a du vent ? et pourquoi le ciel il est bleu ? et pourquoi il y a des vagues ? et pourquoi je peux pas avoir un troisième pain au chocolat ? oui mais POURQUOI ?") ; rassurer ; jouer les voix de la raison ; résoudre les problèmes de maths ; dire "demande à ta mère" (qui dira "je vais en parler à ton père") ; sentir bon l'Eau Sauvage ; aller chercher un beau gros sapin de Noël ; faire découvrir le jazz, la peinture et l'art d'allumer un feu de cheminée ; cueillir des mûres qui deviendront gelée ; aller chercher les journaux et les croissants quand tout le monde dort encore ; répéter des conseils agaçants qu'on retiendra quand même (et que je me surprendrai peut-être à asséner au Bonhomme un de ces jours…) ; remplir le coffre de la voiture selon une méthode quasi-scientifique avant de partir en vacances ; signer toutes les cartes postales d'un laconique "baisers, papa" ; faire des plans sur la comète pour ses enfants ("et si tu montais ton entreprise, ma fille ?")… entre autres petites choses, bien sûr.

Et pour vous, ça sert à quoi, un papa ? Wozu ist ein Papa da ?

Wozu3
(vous avez noté la chemise en polymodal de rayonne qui brille ? C'était les années 70…)

PS de 20h55 : je me rends compte que Milky a raison dans son commentaire : c'est curieux de se poser une question pareille… En fait, la rédaction de ce post a suivi la lecture de plusieurs sites dont les auteur(e)s racontaient un père devenu violent avec ses enfants, en paroles ou en actes. Ces lectures m'ont beaucoup remuée et j'avais besoin d'écrire ce qu'était l'enfance avec un papa doux, de décrire ces petites choses qui ont constitué un papa pour moi et qui feront peut-être un papa pour le Bonhomme.

07 janvier 2008

Ça m'énerve mais ça m'éneeeeerve, rogntudjuuu !

Lalunette

Une lunette, c'est quoi, pour vous ?
Pour moi, c'est le cercle en plastique posé sur la cuvette des toilettes.
Ou alors c'est l'instrument avec lequel le chevalier François de Hadoque repère les pirates dans "Le Secret de la Licorne", par exemple (je ne vous mets pas de photo, ils ne rigolent pas avec le copyright, chez Tintin, mais bon, vous voyez…).

Mais les petites choses fragiles sur lesquelles on s'assoit parfois au lieu de les mettre sur son nez pour y voir plus clair, ce sont, il me semble, DES lunetteS… ce que confirme le Larousse (j'ai quand même vérifié avant de râler, on ne sait jamais).

Ça les tuerait, les pubeux de chez Afflel*u, d'ouvrir un dico avant d'imprimer des 4x3 ou c'est juste que ça ne les gêne pas de passer pour des cons ? Ou alors c'est nous qu'ils prennent pour des analphabètes ? C'est vrai que PAIRE DE lunetteS, c'est compliqué, hein…

(Sinon, je suis reviendue au boulot aujourd'hui et j'ai pas mouru. Ouf !)

05 janvier 2008

Parce que samedi, c'est jour de marché

Bouillon de légumes, carottes et champignons de Paris en rondelles, une tombée de coriandre, un petit oignon émincé et des ravioles. Yaourt nature et confiture banane-jus d'orange-vanille d'après la recette de Christine Ferber.

PS : cette note est inspirée de la rubrique "à table" des tods.

04 janvier 2008

Travail, du latin tripalium, instrument de torture à trois pieux

Tlski_2Lundi, je reprends officiellement le boulot après sept mois d'interruption.
D'abord une semaine à La Chaîne de Télé, puis une semaine d'intervention dans mon ancienne école. L'an dernier, ça m'avait fait beaucoup de bien. C'était même l'expérience professionnelle la plus stimulante de l'année ! J'espère que ce sera le cas aussi cette année, même si je sens moins bien les étudiants, sans savoir exactement pourquoi…

Enfin, si j'y réfléchis deux minutes, je dois admettre que c'est surtout moi-même que je sens moins bien. Je ne suis ni contente ni mécontente de recommencer à travailler et ce manque d'enthousiasme augure mal de la suite. Depuis quelques semaines, c'est la grosse remise en question professionnelle : dans le fond, c'est quoi, mon boulot ? A quoi ça sert ? (une question qui devient cruciale ces temps-ci où il semblerait que la presse ait pour vocation de cirer les pompes à Sarko) Est-ce que je ne ferais pas mieux d'en changer avant qu'il ne soit trop tard ?

Et puis j'ai l'orgueil mal placé, ce qui ne m'aide pas : à chaque fois que je reviens dans mon ancienne école, que je retrouve d'ex-camarades de promo, je compare mon parcours au leur. Tiens, lui, il a passé dix ans à RFI. Elle, elle est chef de service dans un grand quotidien. Lui, il a écrit un livre, plusieurs même, et des bons. Et ainsi de suite. Ils ont tous de belles carrières, ils sont tous tellement plus journalistes que moi qui ai choisi des voies tortueuses et qui n'ai jamais été capable de penser en termes de carrière.

Ma hantise, quand j'ai débuté, c'était la question classique des entretiens d'embauche : "dans dix ans, vous vous voyez où professionnellement ?" Je n'ai jamais été capable de répondre, ou alors en disant carrément la vérité : "je n'en sais rien, je ne peux pas raisonner comme ça", ce qui ne fait pas souvent bon effet.

Mon autre hantise, c'était d'être coincée quelque part, de passer des années au même poste, dans le même titre, si bien que j'ai fait mon maximum pour qu'on ne m'embauche nulle part, quitte à refuser ce qui se proposait. Ça a très bien marché et bien sûr, aujourd'hui, je me demande si ça n'a pas un peu trop bien marché. Après dix ou douze ans d'évitement, il serait peut-être temps de prendre le taureau par les cornes, de faire enfin un choix. Mais faire un choix, pour moi, ce n'est pas opter pour une alternative, c'est surtout renoncer à toutes les autres. Horrible ! (Vous devriez me voir devant une carte au resto.)

De la même manière, je ne peux pas me dire "je dois réfléchir à ceci-cela", m'asseoir à mon bureau et y réfléchir. Non, chez moi, ça fonctionne un peu comme chez le commissaire Adamsberg de Fred Vargas : il faut faire autre chose, marcher, regarder autour de soi et laisser les pensées flotter, se combiner, se transformer et petit à petit, la solution émerge et vient s'imposer d'elle-même. C'est un processus agréable mais pas très rapide, aussi je sais que mes questions risquent de ne pas trouver leur réponse de sitôt, d'où montée de l'angoisse…

Et puis décidément, je n'aime pas ce que j'entends de l'actualité en France ces temps-ci et le nouvel éclair de génie de not' bon maît', le gars qui fait la couve de "Gala" toutes les semaines, sanctionner les chômeurs qui refusent des boulots acceptables (tout repose sur ce mot, "acceptable"…) me plombe encore un coup le moral. Bien sûr, ce n'est pas une surprise, c'est une mesure qui faisait partie de son programme, mais cet homme qui vit dans un monde binaire winners/losers, salariés/chômeurs, travailleurs/feignants, Français/basanés, moi/les autres… me fout vraiment les chocottes.

C'est donc aujourd'hui mon dernier jour de "vacances" et je m'en console en faisant résonner "Rigoletto" dans l'appart, parce que c'est mon opéra préféré et que ça me réconforte d'écouter de l'italien : "tutte le feste al tiempo…", c'est quand même mieux que "travailler plus pour gagner plus", non ?

(la photo n'a aucun rapport avec le schmilblik, c'est juste que ça me fait plaisir…)

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.