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30 mars 2008

Dimanche de pluie à Paris

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Vu depuis le premier étage de la très jolie Fondation Henri Cartier-Bresson. Le bâtiment est magnifique, bien que sans doute un peu sous-exploité (et pas du tout poussette-friendly), dans une toute petite impasse du XIVe arrondissement. Belle exposition de Saul Leiter pendant encore 15 jours, mais évitez les week-ends si vous voulez être un peu tranquille…

Francfort ? Ça s'est super bien passé, merci, mais ça paraît déjà bien loin. Demain, retour du rythme infernal, mais en attendant, je vais m'enterrer sous la couette. Bonuit, bonuit, p'tite Sally, Sally doux cœur chéri (Holden Caulfield, dans "L'Attrape-cœurs" - dans la traduction de Sébastien Japrisot ; ça m'est toujours resté)…

21 mars 2008

Wir fahren nach Frankfurt morgen

Nous partons pour Francfort demain, comme vous l'avez déjà compris si vous sprechez le deutsch. Nous allons rendre visite aux parents de Mister G, qui n'ont pas vu leur petit-fils depuis le mois d'août. Je ne pense pas m'avancer beaucoup en affirmant qu'ils vont le trouver changé. De retour mercredi prochain, en espérant que d'ici là, je serai miraculeusement devenue complètement bilingue. D'ici là, soyez bien sages et ne mangez pas trop de chocolat.

20 mars 2008

Je suis un marchepied

Marchepied
Le regard fier, la patte conquérante, la truffe pointée vers les cimes…

De toute évidence, ce chat s'apprête à faire une connerie s'élancer vers les cieux.
En effet, mais les cieux, en l'occurrence le dernier étage du placard, sont un peu loin. Il va lui falloir un petit marchepied. Et qui fait le marchepied ? Ben nous, bien sûr, les humains de compagnie de cette pauvre bête.

Donc, elle se met en position, miaule un coup, plus si on met du temps à venir se mettre en position (quand par exemple on est couchés, bordés, emballés dans la couette et en train de piquer du nez), et l'un de nous vient se poster entre le lit et le placard. Hop, le chat saute sur les épaules, une seconde de pause pour reprendre son élan et re-hop ! dans les draps.

Surtout, bien détendre les épaules pour amortir le choc et pratiquer une pattucure régulière sous peine de griffures sauvages ("ouais, j'me suis battue avec un requin ce week-end à la piscine…").

15 mars 2008

Samedi soir

Grâce au professeur de piano de Mister G (et à mes parents, qui ont joué les baby-sitters), nous sommes allés cet après-midi à la salle Pleyel pour un concert de l'orchestre Pasdeloup. Tout cela s'est organisé si vite que, quand nous sommes entrés dans la salle, 45 secondes avant le début, nous ne savions même pas ce que nous allions voir. Et finalement, c'était pas plus mal comme ça. (Si on avait su avant le concert que le violoniste soliste avait 23 ans, on se serait sentis vieux, nuls et finis, et on serait partis se bourrer la gueule au bistrot du coin – en plus il a un look plutôt rock pour un musicien classique, et on se serait sentis encore plus vieux, nuls et finis…)

Derrière nous, papy Mougeot, le bon sens près de chez vous incarné. L'orchestre entre, les musiciens s'installent sur scène et il commente "ah ben c'est comme au cirque, les animaux, ils connaissent bien leur place !" Et à chaque passage un peu connu, il fredonne tandis que Mamie Mougeot, un peu gênée, lui fait "chut !" Je le trouve horripilant et attendrissant.

Ce soir, je feuillette mollement mes livres en cours. Celui-ci… bof, m'intéresse pas. Celui-là ? Encore un bouquin de journalistes qui se lamentent : "ah, la presse, c'est plus ce que c'était, ma bonne dame !" Rasoir. Le journal d'Hélène Berr… vraiment, il faudrait que je le reprenne mais rien à faire, il me met à cran. Une enquête sur Alain Minc, entamée, abandonnée. Un autre jour.

Finalement, alors que je m'étais promis d'attendre lundi (pourquoi lundi ? comme ça, juste pour ne pas le commencer trop vite), j'attaque le nouveau Gavalda. Et à la page 24, je suis déjà accrochée. Pourquoi toujours se contraindre ?

14 mars 2008

3 petits plaisirs

Mademoiselle Couac me demande de citer 3 petits plaisirs quotidiens, je réponds avec joie !
Sauf que c'est pas si facile de ne sélectionner que 3 plaisirs… 

-Petit déjeuner, mon repas préféré : du bon thé, des oranges pressées, des tranches de brioche avec du beurre salé et de la confiture maison… L'idéal, c'est d'avoir un journal à feuilleter en même temps.

-Justement, les journaux. Acheter un Libé prometteur le matin, recevoir Elle ou Courrier international, farfouiller au kiosque du coin ou dans les rayons du Relay qui est dans le hall de la Chaîne de Télé, redécouvrir des titres oubliés…

-Rêvasser. Une activité indispensable qui nourrit toutes les autres, et pour laquelle je n'ai que trop peu de temps. Heureusement, il y a les transports, les attentes, les moments creux.

Mais la vie est pleine de plaisirs et tout ce qui concerne le Bonhomme est un peu à part : le regarder grandir, attraper ses pieds, ses jouets et tout ce qui traîne à sa portée, observer son père en train de le faire rire aux éclats, profiter de ce que je peux encore le tenir à bout de bras pour faire l'avion, la fusée et tout ce que vous voudrez, jeter un coup d'œil dans sa chambre quand il dort pour écouter son souffle tranquille, apaisé… Et puis il y a aussi aller au marché, cuisiner pour Mister G et moi, nous raconter nos journées, bouquiner tous les deux sur le canapé, me faire masser les pieds, faire avancer des choses du travail qui me tiennent à cœur, arriver laborieusement à bout d'un papier, le relire et le trouver pas si mal, sentir la fatigue de la journée, me mettre au lit avec un bon livre, me sentir sombrer dans le sommeil…

(C'est pas mal de lister les bonnes choses, ça rappelle qu'il n'y a pas que des machines à vider, des rendez-vous à honorer, des corvées alimentaires à accomplir… Oui, oui, pas mal du tout.)

Edit du lendemain : j'ai oublié de passer le relais… mais je crois que beaucoup de gens ont déjà répondu. Si vous ne l'avez pas déjà fait et si ça vous tente, servez-vous.

04 mars 2008

Chacun son luxe

Il y a quelques jours, une de mes consœurs (ce mot me laisse toujours un sentiment d'inexactitude mais c'est bien cela, une consœur et peut-être, un jour, une amie) évoquait devant moi "le luxe du métier de pigiste".

S'il y a bien un statut en apparence dépourvu de tout luxe, c'est pourtant bien celui de pigiste : livré à soi-même, sans le soutien d'un titre, il est n'est pas facile de trouver des informations ni de les vendre. Cette nécessité de vendre, d'ailleurs, peut occuper plus de temps que l'essentiel du métier qui consiste quand même à informer. Joindre quelqu'un dans une rédaction, le convaincre que vous avez un bon sujet, qu'il est fait pour son journal et que vous êtes la seule à pouvoir le traiter est l'activité la plus bouffeuse de temps que je connaisse. La plus désespérante consiste ensuite à se faire payer (joindre la compta, les convaincre que, non, vous n'avez toujours pas eu votre chèque et qu'il serait grand temps – je vous rassure, ce n'est pas toujours comme ça).

Alors, "le luxe du métier de pigiste", me direz-vous, où est-il ?

Il est dans des journées comme aujourd'hui, par exemple, journée que j'avais libérée de toute visite à la Chaîne de Télé en prévision d'une réunion-fleuve et qui, la réunion-fleuve ayant été annulée, me permet de me vautrer dans la rédaction d'un papier. Pas d'autres obligations, pas de téléphone, pas d'interruptions sauf celles que je décide. Et certes, cette rédaction est laborieuse et parfois effrayante ("mais je ne vais jamais y arriver !") mais j'avance, tout doucement. Le soleil entre dans la pièce, les chats dorment à côté de moi, je vais me faire un petit thé et je me rappelle que c'est moi qui ai voulu être pigiste, dès mes premiers pas dans la presse. Aah, ça fait du bien… 

03 mars 2008

Pour chic-iser mon blog, je mise sur l'effet romantico-choc

Jetdeau
Le parc de Sceaux est plein de jonquilles, les jets d'eau ont été remis en route et il y a du monde à la buvette le week-end… ça sent un petit peu le printemps, non ?

Quant à moi, je me noie dans le travail et ne prends même plus le temps de venir par ici. Oh, ce n'est pas l'envie qui manque, c'est plutôt le temps qui file et la fatigue qui prend le dessus, le soir, quand je pourrais me rasseoir devant l'ordinateur pour concocter un petit post. N'ai-je pas déjà passé toute la journée à cette place ? Et si j'allais plutôt prendre un grand bain chaud en lisant "Elle" ?

Le numéro de cette semaine est fameux : on y apprend notamment que "pour chic-iser son look grungy, la rebellista Mary-Kate Olsen a misé sur une note vintage", mais aussi qu'"il faut, fissa, faire cesser l'atavisme fashionable." Comme vous le voyez, on ne recule devant rien à "Elle". Et on n'a pas fini de rigoler : la semaine prochaine, c'est le spécial mode. Arrêtez la coke, les filles.

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.