• La jeune femme qui fait garder sa fille au même endroit que le Bonhomme, que je croise tous les jours à l'aller et tous les jours au retour et qui, jamais, jamais, ne répond à mes saluts, signes de tête ou sourires.
• Le fait de culpabiliser comme une malade parce que je fais garder le Bonhomme par sa grand-mère demain pour avancer dans mon boulot, dévorant en ce moment.
• Le fait que les fins de mois soient difficiles malgré tout.
• La perspective de faire 1500 bornes en voiture avec un petit garçon de 18 mois à Noël alors que ç'aurait pu être bien plus simple.
• La personne avec qui je travaille qui ne m'appelle que le mercredi, jour où, comme elle le sait parfaitement, le Bonhomme est (normalement) à la maison. Lui expliquer à chaque fois que je ne peux pas lui parler, l'entendre répondre "ah oui, c'est vrai, j'avais oublié"… et enchaîner. Finir par ne plus décrocher le téléphone ce jour-là.
• Remplir de la paperasse tous les jours, tous les jours, tous les jours.
• Les gens qui laissent tourner leur moteur, des fois que l'air soit un peu trop frais, un peu trop pur aux abords de la N20.
• Nos voisins de palier, qui donnent des ordres à Nora, la jeune femme qui vient nettoyer l'appartement une fois par semaine depuis un mois. "Et vous passerez l'aspirateur sur le palier, hein, parce qu'il y a des poils de chat !" Je pense sincèrement que si Nora s'appelait Sandrine, ils ne se permettraient pas une chose pareille.

Sinon, pour relever le niveau, Pénélope Jolicœur a eu une exxxcellente idée que je vous invite à aller voir ici.








