Cette année, au Salon du livre, j'ai été d'une sobriété exemplaire.
(Le manque de temps, plus sûrement.)
J'ai profité de l'occasion pour compléter un peu ma collec' de livres de Kitty Crowther, que j'ai malheureusement loupée en dédicace. Moi qui suis pétrifiée quand il s'agit de dire à un auteur que j'aime que, justement, je l'aime, là je crois que j'aurais pris mon courage à deux mains pour aller lui parler. Prochaine fois, prochaine fois…
"La visite de Petite Mort", à L'Ecole des loisirs. Un sujet pas drôle mais un traitement tout léger pour un livre que je trouve plutôt gai.
"Bonne nuit", de Claire Masurel et Marie H. Henry, chez Pastel, pour donner des idées au Bonhomme (sans succès pour le moment hélas). Je crois que ce que je préfère dans ce livre, c'est le fouillis de la maison de la petite fille. Ça doit me rassurer, quelque part…
"Ni vu ni connu", d'Olivier Adam, à L'Ecole des loisirs. J'essaierai de le lire pas trop vite (c'est le défaut avec la littérature jeunesse, j'engloutis les livres tellement à toute vitesse, du coup, je ne prends pas le temps de les apprécier).
Et puis surtout, j'ai pris "Les ailes d'Anna", d'Anne Cortey et
Anaïs Massini (chez Autrement). Je vous recommande particulièrement la lecture de
la genèse de ce livre. C'est passionnant de suivre l'évolution du dessin, de la maquette, les différents visages d'Anna, le découpage du texte… et puis il y a aussi la vie, qui va et qui ne va pas, les naissances, les difficultés familiales. Ce récit vaudrait à lui seul, je trouve, un autre livre.
Au départ, je n'étais pas super fan du dessin, j'ai acheté le livre comme un lien avec cette suite de billets. Et puis plus je le regarde, plus je découvre des détails, une finesse, des idées, plus ça me plaît.
J'aime aussi discerner les traits de pinceau, la trace du travail de l'illustrateur. Je crois que c'est ça, surtout, qui me touche dans un dessin : je vois qu'il a été fait, avec des crayons, de la peinture, un certain type de papier dont on devine parfois le relief… je vois qu'il y a quelqu'un derrière, et c'est sans doute aussi ce qui me plaît tant dans la série de billets d'Anaïs consacrée à l'élaboration de ce livre.