Ce soir, c'est enfin les vacances, et c'est pas dommage.
Ce soir, Jan s'est endormi à 21 h, l'heure à laquelle on le couche d'habitude, et ça, ça ne lui arrive à peu près jamais.
Ce soir, son père s'est endormi à 21 h 05, et ça lui arrive quand même un peu plus souvent. Si on pouvait inverser les rôles…
Ce soir, j'aimerais bien comprendre pourquoi je n'arrive plus à importer des images sur ce blog depuis que j'ai changé de disque dur.
Ce soir, les framboises (surgelées) ont détrempé la pâte sablée malgré la crème pâtissière, du coup la tarte ressemble à un gros gloubi-boulga rose pas bien appétissant…
Ce soir, j'ai encore raté mon coup : finir tout mon boulot à temps pour ne pas avoir à me jeter sur l'ordi à chaque sieste du petit garçon de la maison.
Ce soir, j'ai réussi à mettre du vernis à ongles sur une main. Enfin, sur les ongles, pas sur la main, c'est justement pour ça que c'est un événement exceptionnel. Normalement, quand j'essaie de mettre du vernis, j'en fous partout, je retouche, je salope, je m'énerve, je retire et je laisse tomber. Du coup, j'hésite à faire la deuxième main. Ne pas trop en demander.
Ce soir, je me pourlèche les babines en pensant à tous les livres empruntés à la bibli cet après-midi. Pour les bons conseils de lecture, je me fournis chez Clarabel. Beaucoup de jeunesse, d'albums, de livres en anglais et toujours un avis intéressant.
Ce soir, j'hésite à reprendre "Kafka sur le rivage", que j'ai emporté avec moi dans le métro aujourd'hui. C'est un livre qu'il faut lire peu à peu, pour le laisser opérer.
Ce soir, je décide de lever (un peu) le pied côté boulot, parce que n'avoir plus le temps de rien à part bosser/gérer la maison/m'occuper du garçon/dormir, ça mène à quoi, au juste ?
Ce soir, j'ai envie de tout changer dans l'appartement. Ça m'arrive souvent, alors à force, j'ai appris à me modérer : une nouvelle étagère pour ranger les piles de livres qui s'effondrent un peu partout, ce sera déjà pas mal.
Ce soir, j'ai envie de profiter pleinement de ce week-end, sans me polluer l'esprit avec des "il faut que", "je devrais", "j'aurais dû", "si j'avais su"… Mais comment on arrête la petite machine qui s'emballe, ça, je ne sais pas. Comment vous faites, vous ?
Ce soir, j'ai envie de vous parler de Marion qui essaie de sauver la petite école de son village, condamnée à fermer parce que pas assez d'enfants, parce qu'on centralise, on regroupe, on économise, on déshumanise et on aime ça. Elle et d'autres parents ont mis en place une pétition que l'on peut signer ici. C'est bien peu, une pétition, mais si on ne fait rien, c'est sûr, il ne se passera rien (c'est une morale shadok…).
Ce soir, je vais enfin me coucher et je vous souhaite de doux rêves.