Ça y est, je tiens le bon bout ! Encore deux papiers à rendre, l'un très bientôt, l'autre début décembre, et je pourrai enfin envisager de lever le pied pour de bon. Avec un peu d'avance par rapport à la date officielle de début de congé maternité mais tant pis, je préfère en être de ma poche et pouvoir enfin, enfin, me poser sur mon canapé et n'avoir plus à penser qu'au bébé qui arrivera dans trois mois. Ce qui n'est déjà pas une mince affaire, remarquez.
C'est d'autant plus laborieux en ce moment que je n'arrive pas vraiment à m'intéresser à ce qu'on me commande : de plus en plus, les sujets ne viennent pas de moi, ou alors ils sont tellement modifiés que je ne les reconnais plus, les thèmes qu'on me propose ne me fascinent pas outre mesure – vous aurez saisi l'euphémisme – et le moindre encadré s'écrit dans la douleur. Comme un écho à ces difficultés, le téléphone de la maison refuse désormais de me mettre en communication avec qui que ce soit, mon bazar engloutit mes stylos préférés, mes dossiers tombent malencontreusement dans la poubelle et les chats ont élu mon bureau comme meilleur lieu de sieste du mois, particulièrement l'espace situé entre le clavier et l'écran. Comment lutter ?
(Photo sans rapport aucun, je voulais juste me souvenir que oui, je peux encore voir mes pieds.)