Ces temps-ci, je sèche comme une lycéenne en pleine rebellion. Je sèche le suédois, je sèche le yoga. Si je pouvais, je sécherais aussi l'interview de vendredi matin, le rendez-vous chez la sage-femme, l'échographie, les sorties d'école, le shopping de Noël, l'inscription du petit garçon au centre de loisirs, le dentiste, le coiffeur, la ludo et la bibli, le marché, la maison en pain d'épices, la mise au lit du lardon et, tant qu'à faire, Noël et sa folie.
Je resterais allongée dans l'herbe – oui, c'est l'été si je veux –, j'écouterais la mer et je regarderais le ciel. Parfois, quelques amis chers viendraient me rejoindre et on resterait allongés dans l'herbe ensemble – même pas besoin de parler. Ne pas avoir d'horaires, d'obligations, de lutte à mener, si petite soit-elle – faire le dîner, rester ferme sur l'horaire du coucher avec Jan, traverser Paris en RER-galère… Mon corps fatigue, mon corps me lâche, j'ai parfois l'impression que mon corps me menace : "t'as fini de t'agiter ?" Et je ne sais plus comment le convaincre d'avancer encore un peu. Tous les jours, lancer le petit moteur. Tous les jours, me promettre de simplifier, d'élaguer. Les promesses qu'on se fait à soi-même sont sans doute les plus difficiles à tenir.
En même temps, tu "portes un projet", si j'ai bien compris? Et cela demande un tout petit peu d'énergie me semble t-il ;-))
Rédigé par : alice | 08 décembre 2011 à 10:27
Je découvre ton blog... j'adore ! Bon courage et à bientôt...
Rédigé par : katia | 21 décembre 2011 à 12:11