Ah oui, la photo est floue, il est 4 heures et il n'y a déjà plus assez de lumière du jour pour faire une photo décente… Il y a des chances pour que le flou soit un motif récurrent de ce billet. Bon, revenons à notre bonnet : une fois qu'on a fini, on a une cagoule pour aller attaquer des banques ou pour planquer ses dreadlocks.
Si l'on n'est pas tenté par une carrière dans le grand banditisme ni par un look de rasta, on replie la bordure et on a un bonnet tout à fait acceptable, bien chaud et très doux. En même temps, il n'a pas fait si froid que ça à Stockholm. 2-3 degrés, par là, donc rien d'insupportable. Et c'est assez agréable d'arriver dans une ville que l'on connaît déjà un peu, où tout est étranger, inhabituel, mais quand même familier.
Qu'est-ce qu'on a fait pendant quatre jours ? D'abord on a posé nos affaires dans
un hôtel douze étoiles et, croyez-moi, on n'a pas boudé notre plaisir ! Ensuite on a photographié des lumières.
Stockholm en cette saison, c'est une floraison d'étoiles de Noël et de bougies (électriques) aux fenêtres. A croire que si vous n'en avez pas chez vous, vous risquez d'être expulsé !
Je préfère ça aux pauvres pères Noël pendouillant à nos balcons. Il faut dire que c'était la sainte-Lucie, la fête des lumières, le 13 décembre. Nous avons croisé Lucie, coiffée de sa couronne de bougies, en allant nous promener un matin et le soir, elle est venue nous chanter des chansons traditionnelles dans le restaurant où nous mangions, jolie surprise, huîtres délicieuses, affiches de l'opéra voisin aux murs et serveurs en veste blanche.
Dans l'après-midi, au
Nordiska Museet, des enfants répétaient le concert de sainte-Lucie, couronnes pour les filles, chapeaux pointus pour les garçons, et même le bon roi Gustav Vasa en avait été affublé.
Une balade en kayak au mois de décembre n'effraie pas les Stockholmois.
Nous, si. Alors on a plutôt fréquenté les cafés, leurs délicieux cappuccinos et leurs gâteaux à la carotte, la cannelle, à la cardamome…
On n'a pas échappé au coup de blues : pensez donc, quatre jours sans le Bonhomme ! C'était bête : ça faisait des semaines, des mois qu'on attendait ce voyage à deux et une fois sur place, on ne pensait plus qu'à lui ! D'ailleurs, à peine installés à l'hôtel, on s'est précipités chez
NK, le grand magasin de Stockholm où on avait acheté cet été Aldo,
le crapaud fugueur. Il en restait trois, on en a pris deux, super contents de nous. C'est bête, des parents.
Vous ne reconnaissez pas la fin de
Mamma Mia ? C'était LE film à voir là-bas. On en est sortis réconfortés et depuis, on chante Abba, évidemment !
Finalement, on est rentrés avec assez peu de photos et l'envie d'y retourner encore. Allez savoir pourquoi, c'est un pays où l'on se sent bien tout de suite, comme à la maison. Pour le suédois, il va encore falloir faire des progrès, mais avec des notions d'anglais et des rudiments d'allemand, on devine pas mal de choses. L'été prochain sera sans doute norvégien, mais c'est sûr, on n'en a pas fini avec la Suède !