09 septembre 2006

Oh, wie schön ist Berlin !

Pourtant, "schön" n'est pas le mot exact, le charme de Berlin ne résidant pas dans sa beauté. Ce titre est en fait un clin d'œil à un livre pour enfants très connu en Allemagne, "Oh, wie schön ist Panama", de Janosch. Pour me le procurer, j'ai réussi à formuler ma première phrase correcte en allemand devant une libraire stoïque.
Panama_1
D'autres livres rapportés d'Allemagne.
City_language
Hockney
L'un porte précisément sur Berlin et l'autre, pas du tout, mais je l'avais déjà repéré il y a des années, à une époque où ce n'était pas raisonnable de l'acheter et j'avais toujours regretté d'avoir été, justement, raisonnable.

Avant de partir, j'aurais aimé trouver des livres sur la ville, pas des guides, mais des romans, pour le plaisir de l'anticipation avant et pour faire durer le voyage ensuite, mais je n'ai pas réussi à mettre la main sur quelque chose de satisfaisant. Il y a bien "La Télévision", de Jean-Philippe Toussaint, qui se déroule à Berlin, mais c'est tout. Si vous avez des idées, je suis preneuse.

Je sens bien que je vais avoir du mal à décrire cette ville et à expliquer ce qui me l'a rendue immédiatement aimable. Des choses simples, d'abord : Berlin est vaste comme 8 Paris et compte autant d'habitants. Autant vous dire qu'on y est moins tassé. Evidemment, on passe pas mal de temps dans les transports en commun, mais l'expérience n'évoque jamais l'heure de pointe sur la ligne 13 (Gilda, j'ai essayé de t'envoyer des ondes !)
Ensuite, Berlin, c'est vert. 30 % de la ville sont occupés par des parcs, des forêts et des lacs. La nature s'invite un peu partout dans la ville, l'herbe se glisse entre les pavés, la vigne recouvre les façades, les arbres sont partout. Autant la verdure parisienne est taillée, tondue, délimitée et domestiquée, autant la verdure berlinoise vit sa vie, loin des jardiniers municipaux et des parterres de fleurs manucurés. La ville semble baigner dans une joyeuse anarchie, un charmant fouillis…
Enfin, les Berlinois ne se prennent pas au sérieux.
Humour
(A gauche, un panneau dans le style électoral – des élections ont lieu ce week-end – qui dit, en gros, "Des dentiers pour tous !")

A Berlin, on se déplace facilement à vélo : la ville est toute plate, il y a des pistes cyclables partout et la circulation, quoiqu'en disent les Berlinois, est plutôt réduite. Cela n'empêche pas de croiser régulièrement quelques spécimens automobiles assez réussis, et les Trabant rafistolées côtoient des Mercedes rutilantes tout juste sorties de la chaîne de montage.
Deplacements
(Au milieu, un scooter d'Allemagne de l'Est, à droite, une Trabant break)

Ce mélange des genres est pour beaucoup dans le charme de Berlin. La campagne et la ville, l'Est et l'Ouest, l'ancien et le nouveau, la lourdeur du passé et l'humour des Berlinois, les immeubles délabrés, les traces de schrapnels sur les murs et la douceur de vivre, les cafés Starbucks et les biergarten…
Contrastes

J'ai aimé aussi ne pas comprendre les conversations autour de moi, ne pas me trouver malgré moi plongée dans l'intimité de mes voisins de bus ; l'absence des affiches publicitaires omniprésentes dans le métro parisien ; la possibilité de petit-déjeuner pour 2,50 euros ; les cafés clairs et calmes dans lesquels on peut manger à toute heure en lisant la presse ; le jardin de Robin et Tone, nos hôtes, et ses plants de tomates, ses mûriers, ses fraisiers, la vigne qui grimpe le long de la maison, déposant ses grappes au deuxième étage à côté d'une drôle de liane portant des kiwis…
Cafekreuzberg
Voilà. Maintenant, plaignez Mister G, que je tanne tous les jours sur le thème "Et si on allait vivre à Berlin ?")

03 septembre 2006

Les retours…

… sont toujours difficiles.
Berlin1
Et comme cette semaine berlinoise, très attendue, a été formidable, je vous laisse imaginer mon peu d'enthousiasme à l'idée d'embrayer sur le train-train parisien !
Mais demain est un autre jour, comme disait Scarlett O'Hara (tiens ! d'où elle tombe, celle-là ?).
D'autres photos et quelques histoires de Berlin dans la semaine.

PS : z'avez vu comme j'ai résisté à l'envie de titrer ce post "Ich bin ein Berliner" ? Ça a pas été facile, hein !

28 septembre 2005

Quelques jours en août

Collage02_1

La Suède. Göteborg, pour être précise, sur la côte ouest du pays. Pour les fans du commissaire Wallander de Henning Mankell, Göteborg se situe à mi-chemin entre Ystad et la frontière norvégienne. C'est le premier port de Suède et aussi une ville très universitaire.
Comment je me suis retrouvée à Göteborg pour 4 jours ? Eh bien mister G. devait y faire un sujet sur une Volvo, fierté nationale, on a juste ajouté un long week-end aux deux jours initialement prévus… 

Un voyage heureux, plein de ciel, de mer et de douceur.
Un pays à la fois léger – de l'air, de l'espace, des lacs, la gentillesse des gens – et rugueux – l'architecture, la langue, la roche, le froid…
A Göteborg, il y a d'immenses parcs, un jardin botanique, des bars et des restaurants un peu partout, plutôt calmes en semaine et bondés le week-end, une vieille ville encerclée de canaux, des tramways bleus, et de lourds bâtiments gris qui donnent à la cité un air solennel et empesé.

Il y a eu aussi Marstrand, village coupé en deux, dont la deuxième partie est une île… Une heure de car vers le nord, des zones industrielles à la sortie de la ville, puis des forêts, des lacs et des maisons de bois. Quelques minutes sur un bac et voilà. Un chemin fait le tour de l'île, tantôt dans le sous-bois, tantôt sur les rochers. Dîner somptueux au Grand Hôtel et bac en sens inverse.
C'était si court, si court !

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.