22 mai 2008

Choses qui apaisent

Tricotherapie

-Mariner dans un grand bain chaud une partie de la matinée en ne pensant à rien.

-Tricoter un rang par-ci un rang par-là de quelque chose de facile, toujours en ne pensant à rien.

-La perspective d'aller voir l'expo de Sophie Calle avec mon ami Michel cet aprèm. Et tout ton travail, me dites-vous ? Je lâche prise, vous réponds-je… 

-Arrêter de lire des livres pour le travail avec un crayon à la main et choisir ce qui me fait envie.

-Prendre un bol d'air sur Arradon Daily Photo et me rappeler qu'il n'y a pas que des centres commerciaux et des nationales en France.

-Rêver à nos vacances suédoises cet été, quinze jours à Stockholm grâce à un échange d'appartement : Eva et Lasse viennent loger chez nous et nourrir nos fauves, nous logeons chez eux, sur l'île de Södermalm. Les billets d'avion sont pris, tout cela est donc réel !

-La perspective de la piscine, demain soir, et des longueurs enchaînées… en ne pensant à rien, encore une fois.

14 janvier 2007

Cinq choses peu connues à mon sujet

Sur la suggestion de Gilda, je vais tenter de vous en dire un peu plus :

1. En ce moment, je suis deux
Et dans 6 mois, avec Mister G, on sera trois.
En clair, nous allons avoir un bébé !
(Je me demandais comment l'annoncer, merci Gilda !)
La grosse fatigue des débuts est l'une des causes de mon silence de novembre-décembre avec un boulot devenu fou, mais aujourd'hui, tout va bien, on l'a vu à l'échographie, il/elle a tout ce qu'il faut là où il faut et gigote dans tous les sens quand je rigole. J'attends avec impatience de le/la sentir bouger car pour le moment, et malgré l'échographie en question, c'est encore irréel… 

2. Je dors encore avec mon doudou d'enfance
Et j'ai même pas honte.
C'est un gilet rouge tricoté par ma grand-mère quand j'avais 4 ou 5 ans. A l'époque, je refusais de le mettre (il était rouge ! Et moi je voulais du bleu, du vert, du gris, des couleurs sobres, au grand désespoir de ma mère qui, jusqu'à mon adolescence, n'aspirait qu'à me couvrir de machins roses à smocks… je ne crois pas avoir connu la période rose de beaucoup de petites filles.)
Donc je ne voulais pas mettre ce truc, mais j'aimais bien le frotter contre ma joue. Aujourd'hui, c'est plus un gilet, c'est une ruine, mais je le garde quand même parce que certains soirs, cette vieille loque me réconforte tellement bien…

3. J'ai fait un tonneau en Jeep Willys…
…et je n'en suis pas fière.
Vous voyez ce que c'est, une Jeep Willys ? La voiture du Débarquement, le machin sans toit, sans ceinture, limite sans sièges, même… 
C'était il y a deux ans et demi, dans le Beaujolais (je vous voir venir… non, je n'avais rien bu !). Avec Valouchka, on devait participer à un raid en guise de préparation au trophée Roses des sables. A 300 m de l'hôtel, l'arrière de la voiture a tenté de dépasser l'avant et je n'ai pas réussi à redresser à temps. On a fini à l'envers dans un champ.
A peine une égratignure, l'une comme l'autre. Et la seule chose à laquelle on arrivait à penser, c'est à la voiture emboutie. Avec le recul, j'ai compris que j'aurais pu tuer ou estropier l'une, l'autre ou les deux, à 30 à l'heure dans un virage humide. Ça calme.

4. A 18 ans, je suis tombée follement amoureuse…
…d'un vendeur du BHV mythomane et paranoïaque, persuadé que le monde entier tramait un complot contre lui, sous la houlette de son collègue du rayon robinetterie. Un type qui m'affirmait sans sourciller m'avoir vue à tel endroit et à telle heure, même quand j'étais à 200 kilomètres de là, en grande discussion avec ledit collègue, preuve irréfutable que je faisais moi aussi partie du complot. Ça n'a pas duré longtemps, mais par précaution, je n'ai plus remis les pieds au BHV pendant des années.

5. J'ai toujours cru dur comme fer que j'habiterais à la campagne
Et que je ferais un boulot genre vétérinaire, éleveuse de chevaux, fermière, tout ça… D'accord, j'avais 5 ans. Puis 8. Puis 10, 12, 15, 20 ans… Même quand je suis venue m'installer à Paris, je pensais que c'était momentané, que c'était pour le boulot, qu'il n'y avait pas le choix, mais que ça changerait dès que possible, que bientôt je travaillerais à distance depuis ma maison-dans-la-prairie en regardant les fleurs pousser, les oiseaux voler et les papillons, euh… papillonner.
Bref.
Ça fait 12 ans que j'habite à Paris, je ne serai jamais véto et encore moins éleveuse de quoi que ce soit, le télétravail, c'est bien sur le papier mais dans la réalité, c'est pas gagné… On est loin de mes rêves d'enfance, d'adolescence, de jeunesse. Et si je déménage à la fin, c'est pour une petite ville de la banlieue sud, que nous appellerons F*ck-the-Queen, et pas pour un chalet dans la montagne. Mais je garde mes idées de fleurs, d'oiseaux et de papillons, on ne sait jamais… 

Je pars demain matin pour une semaine à Lille, où je vais dispenser la bonne parole de la maquette à des étudiants en journalisme. Vu le programme qui nous attend, c'est pas sûr que j'aurai le temps de bloguer… Je vous raconterai au retour.

20 octobre 2006

Choses que j'aime à l'opéra

Opera
(Photo prise pendant l'entracte de "Lucia di Lammermoor", à l'opéra Bastille, le 2 octobre de cette année.)
-M'en réjouir à l'avance : "dans 15 jours, je vais à l'opéra", "dans une semaine, à cette heure-ci, j'y serai", "dans trois jours…", "demain…"
-Repérer les gens qui vont au même endroit que moi dans le métro ou aux abords du bâtiment, des couples de 50-60 ans un peu sapés qui se dépêchent, souvent, mais pas seulement. Contrairement à ce qu'on croit, le public est assez jeune.
-Arriver assez tôt pour apprécier le fait d'y être, enfin !
-Acheter le programme aux hommes en costumes et nœuds pap qui répètent "demandez le progrââââme ! le progrââââme !" dans les couloirs, même si parfois il me coûte plus cher que la place elle-même. Je regrette beaucoup de ne pas avoir pris celui de "Rigoletto", mon premier opéra et mon préféré.
-Regarder la salle ! C'est facile, je suis toujours placée bien en hauteur, parfois carrément suspendue au-dessus du vide dans les galeries de côté – là, c'est une place à 9 euros ! Enfin, quand je dis "regarder la salle", comprenez bien sûr "regarder les gens dans la salle". Quel âge, quelle tête ils ont, comment ils sont habillés, qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire dans la vie, pourquoi ils sont venus, est-ce qu'ils sortent du boulot… je m'invente des petites histoires.
-Les musiciens de l'orchestre qui s'accordent, l'espèce de soupe musicale que ça produit. Bizarrement, j'adore. Et aussi les préludes, le tout tout début de l'opéra.
-En revanche, une fois que c'est commencé, je n'aime plus du tout entendre le public autour de moi, les gens qui chuchotent, qui ronchonnent, les réactions… je voudrais avoir des boules Quiès spéciales qui supprimeraient tous les sons sauf ceux qui viennent de la scène et de l'orchestre. Je voudrais être seule avec mon opéra à moi, voilà !
-J'aime bien l'entracte, aller boire un verre de vin en regardant les immeubles de la rue de Charenton qui paraissent si proches, les voitures sur la place… 
-J'aime bien quand on approche du moment de bravoure de l'opéra, j'ai l'impression de sentir le public se concentrer, s'avancer… bon, finalement, cette idée de boules Quiès magiques, c'était pas si bien.
-J'aime bien quand les applaudissements durent un peu, parce que souvent, à Bastille, c'est la portion congrue, on a à peine le temps d'applaudir que, hop ! ils rallument les lumières ! Genre "ça suffit, maintenant, rentrez chez vous qu'on puisse rentrer chez nous !" Ah ben pardon, faites excuse, hein… 
(Pour "Lucia…", il s'est passé un truc rare : l'orchestre lui-même ne s'est pas carapaté comme d'habitude juste après les dernières notes, ils sont restés, ont applaudi… 5 minutes au moins ! La folie totale, quoi…)

25 janvier 2006

Four Things

Attrapé au vol sur un blog de tricot anglais ou américain (mais je ne sais plus lequel…)

Four Jobs You Have Had In Your Life:
- Vendeuse au rayon "brosserie-nettoyage" du BHV. Quand on me connaît, on mesure le ridicule de la situation.
- "Directrice de l'information France" dans une agence de photos. En réalité, bonne à tout faire. Mais avouez que ça en jette.
- Secrétaire de rédaction dans un magazine de cinéma.
- Maquettiste dans un magazine de voitures.

Four Movies You Could Watch Over and Over:
- Tigre et dragon (mais pas trop quand même, j'aurais peur de me lasser)
- Charlies' Angels (les deux, c'est tellement un film de fiiilles !)
- Lost in Translation
- N'importe quel Harry Potter

Four Places You Have Lived:
- Abidjan, Côte d'Ivoire, quartier des Deux-Plateaux. Un lieu peut-être dévasté aujourd'hui. Un souvenir de paradis.
- Lagos, Nigeria, quartier d'Ikoyi. Je me souviens même de l'adresse exacte : 2B Ademola Street. Moins paradisiaque, le souvenir.
- Versailles, puis ses environs. J'ai détesté cette ville confite dans sa gloire passée et son arrogance.
- Lille, pendant une partie de mes études. Je retournerais volontiers y vivre.

Four TV Shows You Love To Watch:
J'ai pas la télé, mais ça n'empêche pas…
- Sex and the City
- Urgences
- 24 Hours, la première saison
Ensuite, je sèche.

Four Places You Have Been On Vacation:
- New York, New York
- Lisbonne
- Göteborg
- Montréal

Four Websites You Visit Daily:
Seulement quatre ? C'est pas possible ! Yahoo, la Fnac (juste pour regarder, hein), et surtout plein plein plein de blogs.

Four Of Your Favorite Foods:
Seulement quatre ? C'est pas possible non plus !
- Sashimis (et aussi sushis, makis, temakis et autres rolls)
- Bo bun
- La pasta, quand elle est vraiment bonne
- Le welsh rarebit, version nordiste au cheddar et à la bière du croque-monsieur.

Four Places You Would Rather Be Right Now:
- Dans la maison de ma grand-mère, en Bretagne, hélas vendue.
- A la montagne, en train de regarder la neige tomber devant un bon feu de cheminée.
- N'importe où où il fait chaud.
- En Asie.

Four Bloggers You Are Tagging:
Si ça vous tente… servez-vous !

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.