01 juillet 2008

Il y a plein de bonnes habitudes

Voiture

J'ai connu un monsieur qui clamait fièrement "il n'y a pas de bonnes habitudes !" Je n'ai jamais été d'accord avec lui. Je ne vois pas de raison de se priver d'un moment de plaisir du moment où il devient une habitude. Ça me semble plutôt un prétexte pour se pourrir la vie tout seul.

Je suis une personne d'habitudes. Elles m'accompagnent, me rassurent et me tiennent chaud. Elles structurent mes journées, me servent de points de repère, me donnent l'impression de maîtriser mon temps qui, sinon, se dilate et se délite. Habitudes, rituels, vous m'êtes précieux car vous rendez un peu plus rassurant un monde qui ne l'est pas. Vous me permettez d'ouvrir une porte sur l'extérieur quand je n'en ai pas envie. Vous me faites du bien.

La vie de famille bouleverse les habitudes ou les transforme en corvées, quand elle ne sont pas choisies. Il faut un peu de temps pour retrouver un modus vivendi, rétablir quelques routines structurantes et confortables. Et quand c'est fait, hop ! le Bonhomme envoie tout balader. Ses habitudes à lui changent aussi.

Les habitudes préférées du moment :
-me pencher à la fenêtre de sa chambre pour regarder le père et le fils partir chez Sainte Suzette, la nounou bien-aimée.
-après leur départ, me refaire un thé pour remplacer celui que je n'ai pas eu le temps de boire dans le chaos du matin et qui est maintenant totalement refroidi. Savourer pleinement ce nouveau thé tout chaud.
-m'allonger un quart d'heure dans les draps frais après le déjeuner. Sortir du lit juste avant de ressentir une inéluctable somnolence.
-aller à la piscine une ou deux fois par semaine, surtout maintenant qu'avec les vacances elle est ouverte toute la journée et hier, on était un par ligne de nage. Le luxe !
-"choisir ma maison" sur le chemin de la piscine ou du parc. En ce moment, je prends la blanche avec des volets bleus, qui fait maison de vacances, ou la belle meulière avec un potager devant.
-sortir pour acheter le journal le matin, avant de m'enfermer devant l'ordi.
-emmener le Bonhomme au square après l'avoir récupéré chez Sainte Suzette le soir. Acheter une baguette dont il rongera le quignon, le regarder se vautrer dans la poussière avec délices, l'aider à grimper les marches du toboggan, échanger quelques mots avec les autres parents… 

Et vous, c'est quoi vos petites habitudes du moment ?

PS : y aurait-il vraiment un atavisme automobile chez les petits garçons ? Jeudi dernier, à la PMI, le Bonhomme a délaissé les jouets "de bébé" pour s'emparer d'une voiture et d'un tracteur en faisant "brrr, brmm"…

01 juin 2008

Rotraut Susanne Berner

Oskar

Le fait d'avoir un bébé m'a offert une excuse en or massif pour me lâcher au rayon jeunesse des librairies. Ce n'est pas que je me retenais beaucoup avant, mais quand il fallait choisir entre un roman très attendu et un album jeunesse, c'est généralement le deuxième qui passait à la trappe. "Ce sera pour plus tard". Plus tard est arrivé et maintenant, je prends les deux, ce qui explique sans doute un certain nombre de choses mais passons.

Donc j'y vais franco et, voyez comme je suis chanceuse, je peux même y aller deux fois : dans les librairies françaises ET dans les librairies allemandes.

Lors de notre dernier séjour en Allemagne, j'ai rapporté deux petits livres de Rotraut Susanne Berner, "Oskar" et "Monika und Mingus". Quelques semaines après notre retour, ils sont apparus dans une version française dans mes lieux de perdition favoris. Oskar est devenu Julien, et Monika s'appelle désormais Mysti. Peu importe car en français ou en allemand, les livres de cet auteur sont délicieux.

Tommy

"Bonne nuit Tommy", trouvé à la bibli.
J'aime les dessins au crayon de couleur qui me donnent l"impression que c'est facile (et comme je veux la conserver, cette impression, je n'essaie pas d'en faire, moi aussi), les détails incongrus comme le poussin caché derrière le vase, les clins d'œil à des tableaux connus et la simplicité des textes.

Ce qu'en pense le Bonhomme ? Difficile à dire mais si l'on considère que son degré d'affection pour un livre peut se mesurer au nombre de fois où il le jette par terre, je pense que ça lui plaît aussi… 

30 mai 2008

C'est assez clair

Souk_3

Le Bonhomme est entré dans la phase "j'attrape tout ce que je peux et je le jette par terre"
(oui, je sais, ce pauvre enfant manque cruellement de jouets. Et de livres, aussi).

25 mai 2008

Tout petit matin

Matin
Je ne suis pas du matin, c'est un euphémisme.
Mais depuis la naissance du Bonhomme, il a bien fallu s'adapter. Même lorsqu'il a commencé à faire ses nuits, les réveils ont été matinaux : au mieux, 7 heures, au pire, 5h, 5h30. Parfois il se rendort, parfois non. Et là, malheureusement, il faut assurer. Alors, aux aurores, on se lève, on joue, on fait marcher le Bonhomme dans l'appartement, on l'installe dans sa chaise haute pour petit déjeuner, on lui fait goûter des morceaux de madeleine, des biscuits à la cuillère, du petit suisse, on souffle sur les moulins à vent, on montre les livres, on déchire des magazines… jusqu'au moment où le sommeil revient. Il se frotte les yeux, bâille un peu, on le ramène dans son lit ou, plus souvent, dans le nôtre, il empoigne un coussin et se rendort. Nous aussi, et c'est délicieux.

De ces petits, tout petits matins, je garde une sensation d'épuisement total mais aussi le plaisir rarement éprouvé jusque-là d'être éveillée à une heure inhabituelle. La lumière qui blanchit, jaunit, dore les murs. La rue encore toute calme, juste une voiture de temps en temps. Le vague sentiment d'être la seule personne éveillée au monde, même si les télés déjà allumées dans l'immeuble d'en face affirment le contraire.

13 février 2008

7 mois

Moisiversaire
Joyeux moisiversaire, Bonhomme !

A 7 mois, ce jeune homme dort bien, rit beaucoup, tient d'intéressants petits discours en borborygmes, découvre les joies des fruits et des légumes, se retourne, gigote et gesticule, attrape tout ce qui passe à sa portée généralement pour se le fourrer illico dans la bouche (parfait quand il s'agit d'une tétine, moins bon quand c'est la queue d'un chat), bref il grandit et c'est toujours autant de bonheur !

A la rubrique mondaine, sachez que ce septième moisiversaire fut dignement fêté : repas gastronomique avec purée de potiron maison et compote de poires (toujours maison), brie de Meaux, saint-nectaire et mie de pain en portions "dégustation", grand concours de postillons, lancer de purée, assortiment varié de cacas puants, nombreuses animations avec la présence exceptionnelle de Super Mamie qui a chanté ses plus grands tubes : "Ainsi font font font" et "Dans la forêt un grand cerf" ! Une journée inoubliable. Sept mois d'amour parfait. Raaaah…

04 décembre 2007

Banlieue, mais est

Montreuil

C'est curieux, un salon du livre jeunesse sans enfants… C'était la journée professionnelle et le salon, bondé, était plein de libraires/bibliothécaires/documentalistes/instits/profs… et aussi un peu de gens comme moi et Gilda qui ne sont rien de tout ça.
C'était aussi ma première journée sans le Bonhomme, qui passe désormais 4 jours par semaine chez Suzette, son assistante maternelle bien-aimée à qui il adresse de grands sourires ravis dès qu'on arrive chez elle.
Bonheur de le savoir entre de bonnes mains.
Soulagement d'avoir enfin du temps à moi.
Et bien sûr, vague culpabilité d'éprouver ce soulagement… 

Vous voulez savoir ce que j'ai rapporté de Montreuil ?

Montreuilchampignon

Le délicieux Champignon Bonaparte, de Gilles Bachelet, l'homme qui a écrit et dessiné Mon chat le plus bête du monde (vous ne connaissez pas Mon chat le plus bête du monde ? Vite, dans la première librairie venue, malheureux !). Au Seuil Jeunesse.

Montreuilfantomes

Le dîner des fantômes, de Jacques Duquennoy, chez Albin Michel Jeunesse, dans la collection Zéphyr, charmant et poilant. Il y en a toute une série mais je me suis retenue… 

Montreuilthou

Papa houêtu ? de Vincent Malone et Soledad Bravi, toujours au Seuil Jeunesse.

Montreuilchaussettes

Chaussettes de Lynda Corazza, aux merveilleuses Editions du Rouergue.

Montreuilnid

Toujours au Rouergue, Le nid, de Zidrou et David Merveille, très tendre et poétique.

Montreuilunbeaujour
Enfin, Un beau jour, d'Alison McGhee et Peter H. Reynolds, chez Albin Michel, une vraie merveille.

Des livres autant pour moi que pour le Bonhomme, qui regarde tout ça avec intérêt. On s'allonge côte à côte, je sors un livre, je lui montre, lis, commente et il finit par s'en emparer. (Pour se le fourrer dans la bouche avec délices, hein, n'allez pas vous imaginer autre chose.) J'adore.

26 octobre 2007

J'aurais pas cru

Piscine_2
De retour de dix jours de vacances en Haute-Savoie, je me rends compte que parmi les nombreuses photos faites là-bas, il n'y en a aucune sur laquelle ne figure pas le Bonhomme. Pas de paysage brumeux au petit matin, pas de torrent gelé, pas de petite dentelle de givre accrochée aux branches, pas de beau soleil sur fond de ciel bleu bleu bleu, pas de portrait de Mister G ou de moi, rien que le Bonhomme, le Bonhomme, le Bonhomme. On devient un peu monomaniaques, hein… Une semaine avant le départ, mes parents sont venus le garder un soir et nous sommes allés… au restaurant ! à Paris ! la folie ! jusqu'à 11 heures ! le délire ! eh ben on a eu un peu de mal à parler d'autre chose que de lui (au début, après c'est venu). On est submergés…

Parfois, j'ai envie d'une journée de bureau… d'aller à la machine à café, de discuter de tout et de rien avec des gens, on se connait pas plus que ça mais on s'aime bien, des collègues, quoi… de somnoler en réunion… de faire des rétroplannings qu'on ne tiendra jamais… d'avoir de déjeuners… des délais à respecter… et puis je sais que ça reviendra et du coup, ça me fait, disons, moins envie.

Il va falloir qu'on lui trouve une nounou. Il va falloir que j'arrive à le lâcher un peu… Il va falloir… 

PS : sinon, les vacances, c'était super, il a fait un temps sublime pendant dix jours et on a vécu comme des petits coqs en pâte… 

05 octobre 2007

Bouquet varié

Intrus
Bon pour le moral
Confier le Bonhomme à son père un samedi après-midi et partir en goguette, toute seule, sans bébé ni porte-bébé ni poussette ni sac à langer. Se redécouvrir légère, marcher vite, enquiller les escaliers du métro quatre à quatre (enfin, pas longtemps, parce que pff…), déjeuner avec une amie, faire les boutiques… 

Top déprime
Essayer des pantalons avec 5 kilos en trop. Le premier ne passe pas les cuisses, le deuxième ne ferme pas à la taille, le troisième non plus, le quatrième non plus, le cinquième non plus, le sixième me boudine atrocement, et au septième, la vendeuse (18 ans, 24 kilos, au large dans son jean slim) m'explique qu'il va falloir descendre au rayon homme parce que chez les femmes, on ne fait pas la taille au-dessus…

Du poil de la bête
Au rayon homme, être littéralement scannée par le vendeur qui m'apporte un jean en disant "tenez, celui-là vous ira". Constater qu'il a raison, il me va merveilleusement bien, juste un petit ourlet et je pourrai enfin mettre mon jean de grossesse au rancard. Je suis fââââââmme… oui, même avec un Levi's pour homme !

Limite vexant
Rentrer à la maison toute contente mais quand même bien pressée de retrouver le Bonhomme et son père, les trouver tous les deux devant la télé avec un bib de lait en poudre (y avait plus de lait à moi). Constater qu'ils ont très bien survécu à mes 4 heures d'absence et que le Bonhomme a l'air parfaitement satisfait de son biberon. A quoi ça sert que je me décarcasse ?

Voir les choses du bon côté
Le père est ravi de donner un biberon, le fils accepte très bien la tétine et le lait en poudre donc la mère (c'est moi) pourra facilement se refaire une petite virée de célibataire-sans-enfant un de ces jours.

07 septembre 2007

Les petits objets

Objets
J'aime l'invasion progressive des petits objets du Bonhomme.
Une peluche sur le canapé, une girafe sur mon bureau, des jouets dans notre lit, un doudou dans la cuisine, des langes un peu partout… Sachant que le plus grand succès à ce jour reste le moulin à vent à 3 francs 6 sous qui l'hypnotise littéralement !  
Toutes ces petites choses disent "oui, quelque chose a vraiment changé", et ce n'est pas limité à une seule pièce, cela touche toute la maison, comme une métaphore du bouleversement de notre existence.

(Un peu emphatique et lourdaud, je sais, mais vous devrez faire avec car je n'arrive pas à le formuler plus légèrement…)

03 septembre 2007

J'ai plus l'habitude

Legrandsommeil
Parfois, le Petit Bonhomme s'endort, comme ça, en plein milieu de la journée.
Quand je vois que ça risque de durer un moment, vite, vite, je me précipite dans le séjour pour faire toutes ces choses que je n'ai jamais le temps de faire… En fait, il y en a tellement que je ne sais pas par où commencer.
Passer l'aspi ? Ben non, ça fait du bruit. Les poils de chat attendront encore un peu.
Vider le lave-vaisselle ? Pareil, je risque de le réveiller, c'est pas le moment.
Ranger mon bureau ? Euh… non, une autre fois.
Bon ben regarder un film alors ? Oui mais si c'est pour rester assise sur le canapé, je peux aussi bien le faire en allaitant, hein…
Manger ? Ah ba oui, tiens, pas con, et si je déjeunais normalement, pour une fois ? Un repas chaud, pris à table, avec des couverts, comme les gens civilisés ? Adjugé !

Bon, et ensuite ?
Ben ensuite, je m'assied devant l'ordi. Dix minutes et j'entends les premiers gazouillis/gémissements/petits cris qui signalent l'approche du réveil.

Bon, c'était court, mais c'était bien. Allez, à la prochaine !

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.