06 juillet 2009

244,50 euros

J'ai lu le livre deux fois, préparé soigneusement l'interview, passé plus d'une heure avec l'auteur et mis deux jours à écrire l'article. Tout ça pour 244,50 euros, congés payés et 13e mois compris, même si c'est illégal, avec en plus un abattement sur les charges pour lequel le magazine avait pourtant l'obligation de me demander mon autorisation, que je n'aurais d'ailleurs pas donnée. Le magazine en question est "engagé", c'est-à-dire qu'il pourfend haut et fort les méchants employeurs qui maltraitent leurs salariés. C'est comme ça, les titres les plus militants sont souvent les moins réglo. 


Ça, c'est pour l'aspect financier. Il est important, parce que ces situations sont de plus en plus fréquentes. Avec la crise, qui a drôlement bon dos en ce moment, mes collaborations s'amenuisent. Je les remplace mais hélas, pas au même tarif ! Vaut-il mieux travailler beaucoup plus pour le même prix ou ne pas travailler ? Je commence à me poser la question ! 

Au-delà de l'aspect financier, il y a une certaine humiliation dans ces conditions de travail, humiliation qui, les mauvais jours – vous aurez deviné qu'aujourd'hui, ce n'est pas la grande forme –, m'amène à penser que mon travail ne vaut peut-être pas grand chose. 

(C'était la minute plaintive, je vous remercie de m'avoir écoutée et je me remets au boulot.)

02 juillet 2009

Propos de table

-On mange beaucoup de surgelés en ce moment. En fait, je vais chez P*card pour profiter de la clim. Et aussi parce que c'est souvent bon (sinon, clim ou pas, j'irais pas !)

-La question du moment : comment faire avaler des légumes au Bonhomme ? Il mange à peu près de tout, ce petit garçon, sauf si c'est vert ! 

-Il serait temps de penser aux confitures. Pêches ? Fraises ? Melon ? Cerises ? Tout ça à la fois ? 

-Il serait temps aussi de préparer quelques kilos de sauce tomate à congeler pour l'hiver.

-J'ai envie de soupe. Je sais, c'est pas le moment. 

-On a acheté une centrifugeuse de la mort qui tue (grâce à un crédit sur 20 ans, ça coûte un bras, ces trucs-là !). Du coup, tous les matins, c'est jus de pommes, pommes-poires, pommes-oranges, pommes-carottes… OK, il y a d'autres fruits que les pommes. Mais qu'est-ce que c'est bon, le vrai jus tout frais !

-Retrouvé quelques Haribo oubliés dans le placard l'autre jour. Plaisir des bonbons + plaisir de la régression + plaisir de la surprise, ou comment un rien embellit l'après-midi. 

-J'ai découvert que c'est super facile de faire des yaourts : on mélange un yaourt nature du commerce avec un litre de lait entier, on remplit des pots, on met au four à 40°C pendant deux heures et on laisse reposer dans le four pendant la nuit. Ensuite, au frigo. Evidemment, là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand on commence à les customiser, les yaourts. En ce moment, je mets des fruits secs coupés en petits morceaux au fond et un peu de fleur d'oranger dans le lait. 

-J'adore parler de manger, pas vous ? 

29 juin 2009

La maison de mon rêve*

Le week-end dernier, nous étions dans l'Orne, au pied de la Normandie, loin des plages et des casinos, dans la verdure et les groseilliers. 


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La maison est magnifique, on a envie de s'y faire des souvenirs d'enfance, même si l'on soupçonne Mesrine d'y avoir séjourné et surtout, d'y avoir caché son magot (dans le four à pain, les gendarmes ont cherché, ils n'ont pas trouvé). 

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C'est un ancien corps de ferme, dans un lieu-dit, au bout de la route. Après, seulement des champs, des vaches et des taillis. Inutile de vous dire qu'on y dort bien. Même les tracteurs passent au large. 

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Pour des enfants, c'est le paradis : un âne, toujours prêt à venir se faire caresser, des biquettes, un mouton tout tordu et des poules ! 

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Des fraisiers ("il faut les manger sinon elles vont pourrir – OK, OK")…

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Des groseilliers (miam, cette acidité !)…

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Un tas de sable pour faire de grands travaux… 

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Et aussi des chaises longues, un barbecue pour faire griller les côtes de bœuf, du bon vin, un feu de cheminée et un chien fidèle. 

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Et ce midi, deux petits œufs à la coque rapportés de là-bas. 

Oeufs

*Copyright Cocorosie

27 juin 2009

Le zen par la couture, épisode 2

Pantalonenvers


Après le peu convaincant Calixte, j'ai trouvé un modèle plus adapté à mes capacités : trois coutures, deux ourlets, un élastique et roule ma poule ! Le tissu, japonais m'a dit la vendeuse, représente un joyeux petit peuple de grenouilles et d'éléphants. C'est là que ça se corse. 

Car un tissu à motifs demande à être coupé dans le BON sens. Sinon, le motif est à l'envers. Dois-je en dire plus ? 

Mais enfin, le principal intéressé ne s'est pas formalisé, il a même eu l'air très content quand je lui ai montré l'objet terminé donc on s'en fiche, que les grenouilles aient la tête à l'envers ! Notez quand même que j'ai réussi à le couper DEUX FOIS à l'envers, le tissu. Du coup, j'en ai plus. 

26 juin 2009

Reculer (très loin) pour mieux sauter

J'arrive pas à m'y mettre. 

Il y a des jours comme ça, où je fais un tas de choses, sauf ce que je devrais faire. 

Là, j'ai une montagne de boulot et la perspective de plusieurs semaines remplies à ras bord avant les vacances. C'est plutôt une bonne chose, vu la situation, pas brillante du tout, dans mon secteur. Pourtant, au lieu de me galvaniser, cette idée me paralyse, avouez que c'est bête ! 

Plaisirsdesthes

Du coup, je temporise. Je blogue. Je lis des blogs. Je vais faire quelques courses pour l'anniversaire du Bonhomme. Je décide que j'ai absolument besoin de fil marron-mais-pas-n'importe-quel-marron-un-marron-tirant-un-peu-sur-le-vert. Que je dois aller à la poste. Au supermarché. Ranger l'appart. Je me souviens qu'on a du monde à dîner ce soir. Tiens, je vais vider le lave-vaisselle/le lave-linge/la boîte aux lettres. Me faire un ptit café, pour booster la machine. Mettre de la musique, ça me donnera la pêche. Puis je me rappelle que je suis incapable de travailler en musique. J'éteins. Je vais voir les chats. Je feuillette une BD. Je m'assieds. Je la lis en entier. J'ai sommeil… 

Vous croyez que je vais finir par y arriver ? Ou que je vais attendre le tout dernier moment, quand je n'aurai plus le choix ? Comment vous faites, vous ? 

Photo : prise en début de semaine, un jour de RTT de Mister G. Ah, le luxe d'aller déjeuner au resto tous les deux ! L'endroit s'appelle "Plaisir des thés", dans la rue piétonne de Sceaux et si vous avez l'occasion de passer par là, je vous le recommande (pub entièrement gratuite, je n'y connais personne). 

12 juin 2009

Noncha(t)lance

Parmi les innombrables raisons pour lesquelles j'aime travailler à la maison, il y a la contemplation des chats. 


Contemplation1

La sieste du matin, qui dure jusqu'à 16 heures, est bien entamée. 

Contemplation2

Inconvénient : maintenant, j'irais bien me coucher aussi. Je ne pense qu'à dormir ? Oui. 

11 juin 2009

Le zen par la couture

En ce moment, je suis lessivée, pas vous ? Ce matin, j'ai eu à peine conscience de m'allonger quand Mister G et le Bonhomme sont partis, mais je l'ai fait puisque je me suis réveillée trois heures plus tard ! Et cet après-midi, je fais de gros efforts pour ne pas retourner me coucher. Je suis sûre que je dormirais autant, et aussi bien. Il doit me manquer quelque chose, du fer, des vitamines, que sais-je ? 

Bref, une fois sortie de mon coma, je me suis assise devant l'ordi. C'est pas le boulot qui manque, et je peux m'estimer heureuse d'en avoir encore ! Mais rien. Rien à faire, rien ne sort de mon crâne embrumé. Je suis complètement ensuquée. A 16 heures, je laisse tomber, je sors mon livre de couture et je décalque un patron. Au crayon et à la règle, ça va, c'est encore dans mes possibilités. Dans ces moments-là, je ne sais pas si je dois me réjouir de travailler à la maison (j'arrête quand je veux au lieu de m'acharner pour rien) ou le regretter (peut-être que si je n'avais pas le choix, ça finirait par venir ?). 

Couture, me dites-vous ? Et le résultat de ton entraînement au zen, il est où ?
Il est là : 

Calixte1

C'est le modèle Calixte de Citronille. Vous noterez au passage que les dessins montrés sur le site sont jolis mais qu'ils ne donnent qu'une idée assez éloignée du résultat final (ou alors c'est moi qui me suis éloignée sans le vouloir). 

Il serait faux de dire que ç'a été un chemin de roses. Mais enfin, j'en suis sortie à peu près honorablement. Au passage, j'ai appris deux-trois trucs. Par exemple, que ce n'est pas une bonne idée de choisir un fil contrastant pour les coutures quand on débute. OK, c'est plus rigolo (et accessoirement, on voit mieux ce qu'on fait) mais le résultat n'est pas très convaincant. 

Calixte2

Bien sûr, j'ai fait du travail de cochon sur certaines coutures et sur les finitions. Je suppose que c'est comme ça qu'on apprend/que ça ira mieux la prochaine fois/que j'aurais dû tout démonter et recommencer mais que croyez-vous, je l'ai fait et pas qu'une fois ! Pendant plusieurs jours, ce modèle a cessé d'avancer pour reculer. 

Calixte3

Et maintenant, une petite photo du bidule porté ? Oh, c'eut été avec joie ! Mais hélas, au-delà des coutures moches, des raccords pourris et du tissu… bon, la prochaine fois, j'en choisirai un autre, il y a un problème de fond : 

Calixte4

C'est immense ! Certes, le Bonhomme est plutôt longiligne mais enfin, si ça c'est du 2 ans, je veux bien avaler mon mètre de couturière ! Bref, quand il le mettra, vers 4 ans, les jambes seront trop courtes et je n'aurai plus qu'à en faire un short (parce que d'ici là, j'aurai beaucoup beaucoup progressé). 

Rien de décourageant, notez bien : 

Calixte5

Je suis tout de suite passée à un nouveau modèle (en trois mois, je me demande bien ce que je vais en faire…) mais ça commence mal : je me rends compte que j'ai coupé dans le mauvais sens du tissu. Faut dire, aussi, c'était pas clair. Pour gagner de la place, tous les patrons sont dessinés les uns sur les autres : 

Calixte6

Et pour couronner le tout, j'ai choisi un modèle américain, explications en anglais, dimensions en yards, expressions mystérieuses, bref, encore bien du plaisir en perspective. J'aurais peut-être mieux fait de continuer à bosser (meuh non, j'rigole !).

PS : merci pour vos encouragements à la suite de la dernière note. La réunion s'est très bien passée, maintenant, yapuka (ha !)

07 juin 2009

Blues du dimanche soir

Tiens, ça faisait longtemps ! J'ai la chance de ne redouter aucun jour de la semaine : je suis heureuse de me mettre au travail le lundi matin, heureuse de faire un break avec le Bonhomme le mercredi et heureuse d'arrêter de bosser le vendredi soir. Bref, heureuse, quoi. Et puis là, j'ai l'impression d'avoir 14 ans et de me rendre compte que demain, j'ai contrôle de maths et qu'en plus, j'ai pas fait mes devoirs. Mes souvenirs d'adolescence sont encore assez vifs et ceux-là ne sont pas les meilleurs. 

Il faut dire que demain, j'ai une réunion importante pour un boulot qui me motive, disons, assez peu, mais que je ne peux pas me permettre de refuser. C'est la crise, ma bonne dame ! et dans la presse, ça crise grave, donc je ne fais pas la fine bouche. Mais quelque chose en moi ronchonne et rétice (oui, de réticence, j'invente des mots si je veux, m'embêtez pas, j'ai le cafard), d'où cette vague tristesse dominicale teintée de "à quoi bon, tout ça ?" 

Mais rassurez-vous, à tous les coups, ça ira beaucoup mieux demain, la réunion se passera très bien, je profiterai de cette incursion parisienne pour aller dépenser de l'argent que je n'ai pas dans une librairie/un magasin de jouets/une fabrique de tissus/un fournisseur de laines/une épicerie japonaise/n'importe quoi d'autre et on pourra parler d'autre chose. 

Tenez, demain, je vous parlerai de quelques livres, ça fait longtemps.

05 juin 2009

Super timing

Un châle en cachemire début juin, en voilà une bonne idée ! 


Ishbel4

C'est Ishbel, d'Ysolda Teague, version mini, tricoté en Sophia 4 ply de chez Posh Yarn (le simple fait de retourner sur le site pour faire le lien me donne une furieuse envie de sortir la carte bleue… arrêtez-moi !) C'était aussi la première fois que je tricotais de la dentelle "en grand", c'est-à-dire autrement que sur la jambe d'une chaussette, par exemple. 

Ishbel5

C'est un bon projet pour débuter : rapide, gratifiant, vite spectaculaire et pas trop compliqué. Ce qui ne m'a pas empêchée de me planter ici ou là et de devoir défaire plusieurs rangs de 300 mailles chacun pour corriger mes erreurs. Une forme extrêmement efficace d'apprentissage : j'en ai finalement fait très peu ! 

Sinon, je vous présente mon nouveau livre de chevet : 

Weekend sewing

La couture, c'est super : on fait, on défait, on refait, on redéfait, on rerefait, on reredéfait, etc. Bref, on s'entraîne à acquérir la patience et le calme d'un moine bouddhiste. Le résultat : promis, si j'y arrive (à un résultat), je vous le montre. En attendant, je vais essayer de terminer ma veste Nan, un peu oubliée dans les cartons depuis février… 

Super timing, je vous disais. 

15 mai 2009

Bleu, blanc, noir

(Non, ce n'est pas un billet à connotation politique.)


Deux livres achetés récemment qui ont en commun trois couleurs, une plage et beaucoup de charme. 

"La Vague", de Suzy Lee, une auteure coréenne : 

Lavague1

Lavague2

Lavague3

Et "Cet été-là…", d'Arnaud Alméras-Robin, chez Sarbacane : 

Etela1

Etela2

Etela3

(J'irais bien faire un petit tour en Bretagne, moi…)

Roses des sables 2005

  • Rose10
    Fin octobre, un rallye automobile féminin reposant sur l'orientation (carte, boussole et road-book, les GPS sont interdits) dans le sud marocain. Valouchka et moi sommes dans la voiture rouge numéro 36.